Uderzo et sa fille mettent fin à leurs batailles judiciaires

Albert Uderzo et sa fille ont annoncé vendredi s'être réconciliés et mettre fin aux différentes batailles judiciaires qui les opposaient. Le dessinateur d'Astérix était en guerre ouverte avec Sylvie depuis des années.

"Les époux Uderzo et leur fille sont à nouveau réunis et résolus à faire table rase réciproquement des griefs soulevés de part et d'autre. Ils souhaitent désormais profiter pleinement de leur bonheur retrouvé", déclarent-ils dans un communiqué commun.

Le conflit familial était aussi financier: le petit Gaulois est assis sur un tas d'or. Astérix est la BD française la plus vendue (plus de 352 millions d'albums) et la plus traduite (111 langues et dialectes) au monde.

Père et fille se désistent "de toute plainte, instance ou action en cours relatives aux contentieux qui les opposaient", est-il ajouté.

Un homme "lucide"

Cette déclaration intervient alors que la cour d'appel de Versailles (région parisienne) a estimé vendredi, dans un arrêt rendu à huis clos, que le dessinateur n'est pas victime d'abus de faiblesse, contrairement à ce que soutenait jusque-là sa fille.

La cour confirme ainsi l'ordonnance de non-lieu rendue en décembre 2013 selon laquelle Albert Uderzo, 87 ans, est un homme "lucide", possédant "une pleine capacité à prendre des décisions".

La réconciliation intervient après des années de procédures judiciaires et de déclarations assassines par avocats et médias interposés. Le conflit durait depuis que Sylvie et son époux, Bernard de Choisy, ont été remerciés en 2007 par les éditions Albert René, en charge des albums d'Astérix conçus après le décès de René Goscinny en 1977.

L'année suivante, la société a été cédée à Hachette Livre. Mais la jeune femme s'est opposée à la transaction, ne comprenant pas que son père autorise l'éditeur du groupe Lagardère à poursuivre les aventures du Gaulois après sa mort.

En 2011, Sylvie a finalement vendu ses parts à Hachette pour environ 13 millions d'euros (15,7 millions de francs). Mais elle a déposé plainte contre X, un mois plus tard, du chef d'"abus de faiblesse" au préjudice de ses parents. Sollicités, les avocats des deux parties n'ont pas souhaité faire de commentaire vendredi.

/ATS


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