Comment le Röstigraben réunit la Suisse depuis des millénaires

Le Röstigraben ne date pas d'hier. Une exposition au musée archéologique Vindonissa, à Brugg (AG) montre que les influences culturelles les plus variées s'entrechoquaient déjà il y a plusieurs millénaires, d'Ouest en Est du plateau helvétique, de l'âge de pierre au début du Moyen-Age.

Romands et Alémaniques mangent souvent différemment. Ils pensent et votent parfois différemment. Malgré cela, la Suisse n'éclate pas, car elle dispose d'une expérience millénaire sur la manière de faire cohabiter des cultures différentes dans un espace restreint, affirment jeudi les organisateurs de l'exposition "Röstigraben - Comment la Suisse tient ensemble" dans un communiqué.

Depuis vendredi jusqu'au 27 septembre 2015, les visiteurs peuvent y découvrir des objets issus de fouilles archéologiques, témoignant des différences et des points communs existant entre l'Ouest et l'Est de la Suisse, au fil des temps anciens. Ces pièces reflètent la manière de construire des maisons de décorer la céramique, de s'habiller ou encore de porter des bijoux.

A inscrire comme bien culturel

En marge de l'exposition, le musée Vindonissa lance une récolte de signatures afin de demander à l'Office fédéral de la culture (OFC) de retenir le terme "Röstigraben" sur la liste des traditions vivantes de la Suisse à faire enregistrer auprès de l'UNESCO. Le Röstigraben symbolise aujourd'hui la volonté d'"unité dans la pluralité", écrit le musée.

Il incarne deux aspects essentiels de l'identité suisse. En cela, il constitue un bien culturel immatériel de la Suisse qui doit donc être protégé. La liste de l'OFC compte actuellement plus de 150 expressions ou traditions. La Landsgemeinde, le carnaval, la fondue ou encore le jass en font partie.

www.ag.ch/vindonissa

/ATS


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