Ueli Maurer critique le conseil d'administration de Raiffeisen

Ueli Maurer critique le conseil d'administration de Raiffeisen après sa décision d'approuver ...
Ueli Maurer critique le conseil d'administration de Raiffeisen

Ueli Maurer critique le conseil d'administration de Raiffeisen après sa décision d'approuver une hausse de ses rémunérations de 40%. Les turbulences que traverse la banque nuisent à l'ensemble de la place financière, estime le conseiller fédéral.

Le ministre des finances affirme ne pas comprendre cette décision dans un entretien paru dans Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Il ne s'agit certainement pas d'un scandale majeur, mais la relation de confiance entre l'économie et la population est altérée, estime-t-il.

Le Conseil fédéral ne s'est pas officiellement plaint à la banque. Selon Ueli Maurer, le gouvernement n'a pas à s'immiscer dans cette affaire. A ses yeux, Raiffeisen est fondamentalement très stable avec sa structure coopérative.

Le Zurichois n'a pas identifié de défaillance dans la surveillance des marchés financiers. L'autorité de surveillance est finalement intervenue. Ueli Maurer attend désormais les résultats de l'enquête pénale.

Réputation écornée

La réputation de la banque a été gravement écornée. Raiffeisen est secoué par l'affaire Pierin Vincenz, qui a dirigé la banque de 1999 à 2016. Il était également président du conseil d'administration de la société de cartes de crédit Aduno entre 1999 et juin 2017, détenue à plus de 25% par Raiffeisen.

Aduno a déposé plainte en décembre dernier contre Pierin Vincenz. Ce dernier fait l'objet d'une procédure pénale du Ministère public zurichois pour gestion déloyale lorsqu'il présidait le prestataire zurichois de services financiers. Il a été placé début mars en détention préventive.

Place financière bien positionnée

Il est notamment reproché à Pierin Vincenz de s'être enrichi personnellement lors de la reprise d'Aduno et de la société d'investissement Investnet. La coopérative bancaire a pour sa part porté plainte contre son ancien directeur général.

Dans l'ensemble, Ueli Maurer donne de bonnes notes à la place financière helvétique. La Suisse pourrait jouer un rôle de modèle au niveau international dans le domaine des changements technologiques.

Le ministre des finances UDC se montre également satisfait de l'affaiblissement du franc. La Banque nationale suisse (BNS) peut maintenant envisager de commencer à démanteler la montagne de devises sur laquelle elle est assise, a-t-il ajouté.

/ATS