UBS dépasse les attentes au deuxième trimestre

UBS a fait preuve de résilience au deuxième trimestre, dans un contexte marqué par la pandémie ...
UBS dépasse les attentes au deuxième trimestre

UBS a fait preuve de résilience au deuxième trimestre, dans un contexte marqué par la pandémie de coronavirus. Le bénéfice net a essuyé un repli, mais de moins grande ampleur que ce que craignaient les analystes consultés par AWP.

La grande banque a enregistré un bénéfice net de 1,23 milliard de dollars au deuxième trimestre, en baisse de 11,5% sur un an, a-t-elle indiqué mardi.

L'évolution a été similaire pour le bénéfice avant impôts, en repli de 10% à 1,58 milliard, mais en progression de 5% en excluant les provisions pour crédits, lesquelles se sont élevées à 272 millions. Sur l'ensemble du premier semestre, ces provisions ont atteint 540 millions.

Le produit d'exploitation a essuyé une légère baisse de 1,7% à 7,40 milliards, pour des charges de 5,82 milliards. Le ratio coûts-revenus s'est amélioré d'un point de pourcentage à 75,8%.

A fin juin, le ratio de fonds propres durs (CET1, pleinement appliqué) s'est inscrit à 13,3%, contre 12,8% à la même période en 2019. Le ratio de levier (CET1, pleinement appliqué) s'est inscrit à 3,92%, contre 3,84% un an plus tôt.

Attentes décoiffées

Les résultats ont dépassé les attentes du consensus. Les analystes consultés par AWP tablaient en moyenne sur un produit d'exploitation de 7,30 milliards, des charges d'exploitation de 5,85 milliards et un bénéfice avant impôts de 1,28 milliard. Pour le bénéfice net, le consensus s'était établi à 932 millions.

L'afflux d'argent nouveau a atteint 9 milliards dans la gestion de fortune et a été positif dans toutes les régions. La division a généré un bénéfice opérationnel avant impôts de 880 millions (+1% sur un an). La croissance à deux chiffres en Asie-Pacifique et en Europe, Afrique et Moyen-Orient a compensé les difficultés rencontrées aux Amériques.

Dans la banque d'affaires, le bénéfice opérationnel avant impôts a bondi de 43% à 612 millions, à la faveur d'une activité clientèle soutenue dans la sous-division Global Markets, qui a profité d'un contexte marqué par la volatilité des marchés.

En raison de l'incertitude liée à la pandémie, il faut s'attendre à des provisions pour crédits élevées au second semestre, mais en dessous de celles enregistrées au premier semestre, précise la banque. Toutefois, la majorité de l'exposition aux crédits est en Suisse ou dans la gestion de fortune, soit de bonne qualité.

En fonction de l'évolution des affaires et les perspectives pour la deuxième moitié de l'année, la banque pourrait reprendre son programme de rachat d'actions au quatrième trimestre.

/ATS
 

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