Tension maximale avant le 12 mai sur l'accord avec l'Iran

L'Arabie saoudite a souligné dimanche vouloir un durcissement de l'accord sur le nucléaire ...
Tension maximale avant le 12 mai sur l'accord avec l'Iran

Tension maximale avant le 12 mai sur l'accord avec l'Iran

Photo: KEYSTONE/AP Saudi Press Agency/UNTITLED

L'Arabie saoudite a souligné dimanche vouloir un durcissement de l'accord sur le nucléaire iranien alors que le nouveau chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo était sur place. Paris, Londres et Berlin veulent croire à l'accord conclu avec Téhéran en 2015.

L'Arabie saoudite a souligné dimanche vouloir un durcissement de l'accord sur le nucléaire iranien alors que le nouveau chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo était sur place. En écho, Paris, Londres et Berlin veulent toujours croire à l'accord conclu avec Téhéran en 2015.

'L'Arabie saoudite soutient les efforts visant à améliorer l'accord sur le nucléaire iranien et nous pensons que l'interdiction de l'enrichissement de l'uranium doit être illimitée', a déclaré le ministre saoudien des affaires étrangères Adel al-Jubeir à la presse, au terme de la première visite dans la région de Mike Pompeo.

'Nous pensons également qu'il faut intensifier les inspections', a poursuivi M. Jubeir. Ce dernier a aussi recommandé davantage de sanctions contre l'Iran pour 'ses violations des décisions internationales sur les missiles balistiques, son soutien au terrorisme et ses ingérences dans les affaires des pays de la région'.

Le nouveau chef de la diplomatie américaine a affiché en Arabie saoudite et en Israël la ligne dure de son pays vis-à-vis de l'Iran.

Stopper Téhéran

Après des visites rapides chez ces deux alliés stratégiques de Washington qui considèrent l'Iran comme leur ennemi et sont hostiles à cet accord, Mike Pompeo a rejoint en soirée Amman pour des entretiens lundi avec des responsables jordaniens.

'L'ambition de l'Iran reste de dominer le Moyen-Orient', a affirmé le secrétaire d'Etat américain à la presse à Tel-Aviv à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

M. Netanyahu, aux côtés de M. Pompeo, a accusé l'Iran de 'vouloir avaler un pays l'un après l'autre'. Téhéran 'doit être stoppé, son projet de bombes nucléaires doit être stoppé, son agression doit être stoppée', a-t-il dit.

Pas de décision à Washington

Le secrétaire d'Etat américain a encore affirmé que son pays renoncerait à l'accord sur le nucléaire iranien si un accord n'est pas trouvé avec les partenaires européens pour l'améliorer et s'assurer que la république islamique ne puisse jamais se doter de l'arme nucléaire.

Hostile à cet accord, le président américain Donald Trump doit normalement annoncer le 12 mai s'il 'déchire' ce texte négocié entre l'Iran et les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), comme il l'a maintes fois promis.

Depuis quelques jours, Mike Pompeo assure que le président américain n'a pas encore pris de décision définitive à ce sujet. Ce qu'a confirmé également dimanche sur la chaîne de TV américaine Fox News John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Réplique tripartite

L'avenir de l'accord avec l'Iran a également agité les chancelleries occidentales dimanche. La première ministre britannique Theresa May, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont évoqué le sujet par téléphone.

Ils ont rappelé leur engagement 'à continuer de travailler étroitement, ensemble et avec les Etats-Unis sur la façon d'aborder les défis que pose l'Iran, y compris les sujets qu'un nouvel accord pourrait couvrir', d'après Londres. Parmi ces sujets: 'les missiles balistiques, ce qu'il advient à l'expiration de l'accord nucléaire et l'activité régionale déstabilisante de l'Iran'.

Accord non négociable

L'accord nucléaire entre l'Iran et les pays du groupe 5+1 conclu en 2015 n'est en 'aucune manière négociable', a déclaré dimanche le président iranien Hassan Rohani à Emmanuel Macron, selon le site de présidence iranienne. L'Iran 'n'acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements' conformes aux règles internationales après 2025, a ajouté M. Rohani.

Selon un communiqué de la présidence française, M. Macron a fait part à son homologue iranien 'de son souhait que les acquis de la négociation de 2015 soient préservés et que les discussions puissent s'ouvrir sur les trois sujets additionnels indispensables que sont le contrôle de l'activité nucléaire (de l'Iran) après 2025, le programme balistique de l'Iran et les principales crises régionales'.

/ATS
 

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