Philips chute en Bourse après un nouvel avis de la FDA

Le titre du fabricant de matériel médical Philips a chuté mercredi à la Bourse d'Amsterdam ...
Philips chute en Bourse après un nouvel avis de la FDA

Philips chute en Bourse après un nouvel avis de la FDA

Photo: KEYSTONE/EPA/KOEN VAN WEEL

Le titre du fabricant de matériel médical Philips a chuté mercredi à la Bourse d'Amsterdam, lesté par un nouvel avis des autorités sanitaires américaines qui ont averti qu'un de ses appareils aidant les patients souffrant d'apnée du sommeil risquait de surchauffer.

Le titre du groupe a plongé de 5% à l'ouverture, puis jusqu'à 7%, alors que l'indice principal de la Bourse AEX était stable.

L'Agence américaine des médicaments (FDA) a conseillé mardi aux patients utilisant sa machine DreamStation 2 de 'surveiller attentivement' l'appareil 'pour détecter tout signe de surchauffe'.

L'organisme a déclaré avoir reçu des signalements 'tels que des feux, de la fumée, des brûlures et d'autres signes de surchauffe'. Son analyse initiale suggère qu'un dysfonctionnement électrique et/ou mécanique est en cause.

La FDA recommande aux clients de suivre attentivement le manuel d'utilisation et d'examiner la machine à la recherche d''odeurs inhabituelles ou de changements d'apparence avant et après chaque utilisation'.

'Sur la base des preuves actuellement disponibles, l'agence ne pense pas que le problème de sécurité de la DreamStation 2 soit lié à la mousse utilisée dans la machine', a déclaré la FDA.

Le problème semble distinct d'un précédent rappel massifs de machines de sommeil en 2021 qui a plongé le groupe dans le rouge l'année dernière, bien que certaines machines DreamStation 2 aient été envoyées en remplacement.

En juin 2021, la FDA avait alerté l'entreprise sur des risques potentiels sur la santé posés par certains types de ventilateurs utilisés dans l'apnée du sommeil, avec 15 millions d'équipements concernés dans le monde.

Les utilisateurs risquaient en effet d'inhaler ou d'avaler des morceaux de mousse insonorisante toxique pouvant provoquer des irritations et des maux de tête. Le groupe avait aussi évoqué à l'époque un risque 'potentiel' de cancers à long terme.

L'ancien géant de l'électronique, devenu une entreprise d'équipements médicaux, a affirmé en mai qu'il est 'peu probable' que ses appareils portent préjudice aux patients, mais les autorités sanitaires américaines ont en octobre demandé des tests supplémentaires.

Le groupe néerlandais a annoncé en 2022 la suppression de 10'000 postes au total dans le monde à la suite de ce rappel, et a annoncé en avril avoir mis de côté 575 millions d'euros supplémentaires pour faire face à des poursuites aux Etats-Unis. La société a annoncé en septembre avoir conclu un accord partiel pour indemniser des clients américains concernés.

/ATS