Pépiniéristes valaisans regroupés pour traiter leurs plans de vigne

Les six pépiniéristes viticulteurs valaisans ont choisi de se regrouper. Ils ont investi dans ...
Pépiniéristes valaisans regroupés pour traiter leurs plans de vigne

Pépiniéristes valaisans regroupés pour traiter leurs plans de vigne

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Les six pépiniéristes viticulteurs valaisans ont choisi de se regrouper. Ils ont investi dans une machine permettant de traiter l’ensemble des plans de vigne du canton à l’eau chaude. Un surplus financier compensé par une amélioration au niveau sanitaire.

Ainsi, plus de 600'000 plans seront traités à l’eau chaude cet hiver. L’achat de cette installation mise en service ce mercredi a coûté 85'000 francs brut, y compris la phase d’installation. Le canton a subventionné l’achat de ladite machine pour 37'500 francs.

Deux autres engins de ce genre sont en service en Suisse. L’un est utilisée par plusieurs pépiniéristes vaudois et l’autre par l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG).

A cinquante degrés

Après avoir été arrachées, sélectionnées et préparées, les barbues sont trempées dans l’eau, puis dans une cire qui permet de solidifier le point de greffe. Les ceps sont ensuite conditionnés en botte puis regroupés dans des cartons pour la vente. Le bain s’effectue dans une eau à 50 degrés, soit très proche de la température de survie du plan. L’opération dure 45 minutes.

Le surcoût avoisine les 10 à 15 centimes par cep, une somme que les pépiniéristes ont choisi de prendre à leur charge pour cette année. Deux mouchards ont été installés et sont transmis à l’OFAG afin de valider chaque traitement, notamment la durée du bain et la température à laquelle le trempage a été effectué.

Pour l’instant, le procédé n’est pas une disposition légale décidée par l’OFAG. Cette exigence pourrait entrer en vigueur à terme. D’où la proactivité des pépiniéristes viticulteurs valaisans en la matière.

Pas de cas actuellement

La démarche garantit l’introduction dans le vignoble de plants d’une qualité sanitaire plus élevée. A contrario, cela ne constitue pas un vaccin contre une quelconque infection. 'Par ce procédé, nous voulons réduire les risques de maladie et éviter de devoir utiliser de produits phytosanitaires ou de dézoner dans un périmètre de 500 mètres en cas de maladie', précise Paul-Maurice Burrin, président des pépiniéristes viticulteurs valaisans.

Déjà utilisé au Tessin, ce procédé à l’eau chaude ne doit rien au hasard. Sa méthode est reconnue pour l’élimination préventive du phytoplasme responsable de la maladie de la flavescence dorée. En Valais, un foyer avait été détecté en 2017 à Fully. Aujourd’hui, cette maladie n’est pas recensée en Valais.

/ATS
 

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