Les ventes semestrielles de deux-roues dérapent pour cause météo

Le marché suisse de la moto et du scooter a bouclé la première moitié de 2019 en baisse de ...
Les ventes semestrielles de deux-roues dérapent pour cause météo

Les ventes semestrielles de deux-roues dérapent pour cause météo

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le marché suisse de la moto et du scooter a bouclé la première moitié de 2019 en baisse de près de 5% par rapport à la même période un an plus tôt. Les professionnels de la branche évoquent un mois de mai 'froid et pluvieux'.

Les nouvelles immatriculations entre janvier et fin juin se sont établies à 25'923, en repli de 4,9% sur un an. La baisse est plus marquée dans le segment des scooters (-6,9% à 9145 unités) que dans celui des motos (-3,2% à 16'270 unités), indique l'Office suisse moto et scooter (OSMS) dans son relevé publié jeudi.

Après un 'excellent début de saison' en mars et en avril, le marché a subi une forte contraction au mois de mai marqué par le froid et la pluie, faisant mentir l'adage selon lequel, 'on peut faire ce qu'il nous plaît', relève l'OSMS.

L'association liée aux importateurs souligne cependant qu'en tenant compte des changements de propriétaires de véhicules d'occasion, le volume global du marché est resté semblable à celui observé à la fin du premier semestre 2018.

Gros cubes plébiscités

Les motos de grande cylindrée, soit 750 à 1000 cm3 (4515 unités) et plus de 1000 cm3 (5319 unités) se taillent une nouvelle fois la part du lion, même si en nombres absolus, leur nombre a baissé pour la troisième année d'affilée. Les motos cubant entre 500 et 750 cm3 ont connu un léger rebond à 3217 unités, alors que celles entre 250 et 500 cm3 sont restées à leur niveau de 2018.

Quasiment absentes des statistiques, les motos à propulsion électrique représentent toujours une part de marché infime (0,5%) avec seulement 76 nouvelles immatriculations, contre 73 un an plus tôt. Le tableau est plus réjouissant du côté des scooters, avec 592 véhicules électriques enregistrés, ce qui représente une part de marché de 6,6%.

Selon l'OSMS, 'les raisons ne sont pas à chercher dans une non-acceptation fondamentale de la technique électrique, mais sont bien de nature économique'. Du fait du marché limité, l'industrie serait - toujours selon l'association - incapable pour l'heure de proposer des solutions attractives et intéressantes financièrement.

/ATS
 

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