Les privés ne devraient plus avoir accès aux pesticides toxiques

Les particuliers ne devraient plus pouvoir acquérir de pesticides toxiques. Le Conseil des ...
Les privés ne devraient plus avoir accès aux pesticides toxiques

Les privés ne devraient plus avoir accès aux pesticides toxiques

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Les particuliers ne devraient plus pouvoir acquérir de pesticides toxiques. Le Conseil des Etats a approuvé lundi de justesse une motion de Maya Graf (Vert-e-s/BL). Le National doit encore se prononcer.

Environ 10% des pesticides vendus en Suisse, soit quelque 200 tonnes de substances actives, sont appliqués par des jardiniers amateurs. Certains d'entre eux sont très toxiques, a rappelé Adèle Thorens Goumaz (Vert-e-s/VD) pour la commission.

Or les amateurs ne suivent pas de formation, a-t-elle poursuivi. Il leur manque des connaissances sur les prescriptions légales en vigueur, sur la manière d'utiliser, de stocker et d'éliminer correctement les pesticides ou encore sur les solutions de rechange.

Vendus dans de petits récipients

La motion exige que les produits phytosanitaires toxiques pour les êtres humains, les insectes ou les organismes aquatiques ne soient plus utilisés pour un usage non professionnel. Les sénateurs l'ont acceptée par 20 voix contre 15 et deux abstentions.

Le texte prévoit également l'instauration d'une liste positive, actualisée en permanence, de tous les produits phytosanitaires dont la vente et l'utilisation restent autorisées. Les pesticides et insecticides autorisés devront en outre être vendus dans de petits récipients prêts à l'emploi.

Une partie de la droite et du centre s'est opposée au texte. Des mesures ont déjà été prises et des progrès réalisés, a pointé Hannes Germann (UDC/SH). Les pesticides destinés aux professionnels ne peuvent plus être remis à des particuliers depuis le 1er janvier 2021, a précisé le ministre de l'intérieur Alain Berset.

Une liste de produits destinés à des non-professionnels existe quant à elle déjà, a-t-il ajouté. Le plan d'action, adopté en 2017, prévoit par ailleurs de renforcer les critères d'homologation de ces produits. Le critère 'prêt à l'emploi' sera étudié dans ce cadre. Le Fribourgeois a fait chou blanc.

/ATS