Les ménages n'ont plus été aussi optimistes depuis 2010 (Seco)

Le moral des ménages en Suisse n'a jamais été aussi bon depuis les 11 dernières années grâce ...
Les ménages n'ont plus été aussi optimistes depuis 2010 (Seco)

Les ménages n'ont plus été aussi optimistes depuis 2010 (Seco)

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Le moral des ménages en Suisse n'a jamais été aussi bon depuis les 11 dernières années grâce essentiellement à l'amélioration en juillet des attentes sur l'évolution générale de la conjoncture.

L'indice du climat de consommation, établi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco), est ainsi passé à 8 points en juillet, niveau auquel il n'était plus parvenu depuis l'été 2010. Il dépasse ainsi largement sa moyenne à long terme (-5 points). Lors du dernier pointage en avril, ce baromètre s'était inscrit à -7,1 points.

Sur l'ensemble du troisième trimestre, la confiance des consommateurs s'est établie à 7,8 points, contre -6,5 au trimestre précédent, selon le communiqué paru mardi.

L'enquête réalisée par le Seco montre que jamais depuis qu'il est mesuré, en 1972, le sous-indice prenant le pouls attendu du développement économique n'est ressorti aussi fort, à 48 points. Les ménages helvétiques sont aussi plus confiants sur l'évolution attendue du chômage, l'indice en question étant retombé légèrement en-dessous du niveau précédant la crise pandémique, à 29 points.

Quant au sous-indice analysant la situation financière attendue des ménages, à 3 points, il indique clairement que ces derniers devraient bénéficier de l'embellie de la conjoncture, précise le communiqué.

Mais certains points négatifs demeurent, poursuivent les experts du Seco. Ils concernent tous la situation présente de l'économie, avec en particulier la sécurité de l'emploi: l'indice en la matière témoigne d'une embellie, mais il est resté cantonné à un niveau bien inférieur à sa moyenne pluriannuelle. Il en va de même pour l'évaluation de la situation financière ces derniers mois,

Parallèlement, l'évolution des prix pèse sur le budget des ménages. Avec la remontée de l'inflation, l'évolution passée et future des prix est jugée nettement plus élevée. En conséquence, la propension à consommer reste limitée, les ménages ayant estimé que le moment était à peine plus favorable qu'il y a trois mois pour réaliser de gros achats, note le Seco.

/ATS
 

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