Les industriels helvétiques voient l'avenir immédiat en rose

Le ravivement de la pandémie de Covid-19 n'a pas bridé la convalescence du moral des entrepreneurs ...
Les industriels helvétiques voient l'avenir immédiat en rose

Les industriels helvétiques voient l'avenir immédiat en rose

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

Le ravivement de la pandémie de Covid-19 n'a pas bridé la convalescence du moral des entrepreneurs en Suisse au mois de mars. Le secteur industriel conserve néanmoins une longueur d'avance sur celui des services.

Les auteurs de la dernière édition de l'indice PMI des directeurs d'achats diffusée jeudi, rappellent que l'industrie, fortement orientée à l'exportation, jouit d'une situation robuste sur les importants débouchés régionaux que constituent les Etats-Unis et l'Asie. Le renchérissement des coûts d'acheminement et l'inflation des matières premières alourdissent toutefois les frais d'approvisionnement.

Le rallongement observé des délais de livraison semble trahir une utilisation élevée des capacités de production plutôt que des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement, comme celles observées lors de la première déferlante pandémique il y a un an. A noter qu'aucun des responsables d'achats sondé n'a avancé le blocage du canal de Suez pour expliquer ce rallongement.

Le PMI industriel s'est apprécié de cinq points sur un mois et de près de 23 points sur un an pour s'établir à 66,3 points, loin au-delà des 50 points marquant le seuil de croissance. La déclinaison 'services' de l'indice, plus dépendante du marché intérieur, a grappillé 3,5 points sur un mois et récupéré plus de 27 points sur un an pour atteindre 55,5 points.

L'embellie dans l'industrie est plus marquée encore que ne l'escomptaient les économistes sondés par AWP, dont les projections plafonnaient à 65,1 points. Le PMI dans les services s'inscrit par contre dans le bas d'une fourchette comprise entre 54,0 et 61,5 points.

Le secteur tertiaire reste marqué par des suppressions de postes, malgré une résurgence du niveau d'activité. A l'instar du secteur secondaire, les coûts ont pris l'ascenseur de manière plus marquée que les prix pratiqués.

/ATS