Le projet d'autoroute du Chablais (F) crispe la Ville de Genève.

Le feu vert accordé par le gouvernement français à la construction d'un tronçon autoroutier ...
Le projet d'autoroute du Chablais (F) crispe la Ville de Genève.

Le projet d'autoroute du Chablais (F) crispe la Ville de Genève.

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

Le feu vert accordé par le gouvernement français à la construction d'un tronçon autoroutier de 16 kilomètres dans le Chablais français a fait bondir la Ville de Genève. La municipalité a décidé d'attaquer l'autorisation en justice.

La Ville a mandaté le cabinet d'avocats Huglo-Lepage pour contester cette infrastructure, a noté mercredi le porte-parole de l'exécutif municipal Philippe d'Espine, confirmant une information révélée par Le Temps et la Tribune de Genève. La municipalité estime que ce projet fera de la concurrence au tout nouveau RER Léman Express.

Seul le conseiller administratif Guillaume Barazzone ne s'est pas rallié à la décision de ses quatre collègues de l'exécutif de s'opposer au décret du gouvernement français déclarant d'utilité publique le tronçon autoroutier. Le magistrat a indiqué à la Tribune de Genève que ce dossier dépasse les compétences de la Ville.

Désenclaver une région

Si des associations écologistes françaises et des groupements d'habitants combattent également la liaison autoroutière entre Machilly et Thonon-les-Bains, de nombreux élus du Chablais français saluent ce projet, qui doit permettre de désenclaver leur région, pauvre en infrastructures de transports.

Dans les colonnes du Temps, Jean-Christophe Bernaz, membre de l'association 'Oui au désenclavement du Chablais', surnommé par ses adversaires 'le promoteur immobilier', fulmine. 'De quoi se mêlent les Suisses?', s'interroge-t-il. Pour lui, il ne s'agit ni plus ni moins que 'd'ingérence internationale'.

Ce n'est pas la première fois que la Ville de Genève s'implique dans des dossiers français. Elle avait notamment déposé une plainte pénale contre la centrale nucléaire du Bugey, situé à 80 kilomètres de la frontière suisse, estimant que l'installation, en activité depuis le début des années 70, représentait un risque majeur.

/ATS
 

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