Le Valais envisage sa mobilité sur le long terme

Le Valais voit loin en terme de mobilité. Le canton s'est doté d'une stratégie pour les vingt ...
Le Valais envisage sa mobilité sur le long terme

Le Valais envisage sa mobilité sur le long terme

Photo: KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

Le Valais voit loin en terme de mobilité. Le canton s'est doté d'une stratégie pour les vingt prochaines années dont le mot d'ordre est optimisation. En d'autres termes, faire moins, mais faire mieux.

Le réseau valaisan de routes cantonales s'étend sur près de 2000 kilomètres. Il est arrivé à maturité, selon le chef du département de la mobilité Jacques Melly qui a présenté vendredi la stratégie gouvernementale.

Pourtant, le Valais fait figure de mauvais élève en comparaison nationale. Son réseau routier est en mauvais état. Un tiers des routes est dans un état critique. Leur remise en état coûterait 1,5 milliard de francs.

Avec une topographie similaire, les Grisons déplorent moins de 5% du réseau routier dans un état critique. Mais l'autre canton alpin a mis en place une stratégie à long terme il y a deux décennies, 'et ça paie', constate Vincent Pellissier, chef du service valaisan de la mobilité.

Moins de routes cantonales

Le Valais veut donc changer de paradigme. Un redimensionnement du réseau routier cantonal sera examiné. L'objectif est de le réduire d'un tiers et de le faire passer à environ 1200 kilomètres. Le travail sera effectué progressivement. Les routes seront remises en état avant d'être remises aux communes.

Parallèlement, le canton veut optimiser les transports en commun. L'objectif est d'aboutir à une meilleure desserte du territoire. Les réflexions seront menées par région et plus à l'échelle du canton. Globalement, il s'agira d'éviter les redondances pour relier les lieux d'habitations.

La mise en place de cette stratégie ne se fera qu'avec la collaboration des communes. Le canton prévoit un budget annuel moyen de 31 millions de francs entre 2020 et 2040 pour parvenir à ses objectifs. 'Un travail de longue haleine', selon Jacques Melly.

/ATS
 

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