La propreté et l'info laissent à désirer dans les régionaux

Les transports publics régionaux ont des efforts à faire en matière de propreté et d'information ...
La propreté et l'info laissent à désirer dans les régionaux

La propreté et l'info laissent à désirer dans les régionaux

Photo: KEYSTONE/ENNIO LEANZA

Les transports publics régionaux ont des efforts à faire en matière de propreté et d'information au public. Ces deux domaines viennent ternir la qualité de services, généralement bonne, contrôlée par l'Office fédéral des transports (OFT).

L'OFT a publié lundi le résultat de 46'941 enquêtes réalisées l'an dernier auprès de 88 entreprises de chemin de fer et de bus. L'annonce du prochain arrêt est l’indicateur le moins bien noté quel que soit le moyen de transport. Il est spécialement bas pour les bus.

Il n’y a pas de variation significative des scores selon le moment de la journée, de la semaine ou de l’année. Les lignes d'agglomération sont mieux notées de manière générale. Près d'un tiers (31%) des entreprises sont en dessous du standard minimal. La part avoisine les 50% lorsqu'il s'agit d'information à l'arrêt.

Propreté

Concernant les bus, la propreté de l’enveloppe extérieure du véhicule, ainsi que celle des portes, des murs de séparation en verre et des fenêtres sont très mal notées. La propreté du sol constitue également un élément à améliorer. La situation semble meilleure entre mai et août ainsi qu'en matinée.

Dans les trains, la propreté des toilettes vient encore noircir le tableau. Contrairement au bus, la situation générale est pire le samedi soir qu'en semaine. Les transports publics se font aussi tirer les oreilles concernant la propreté à l'arrêt (salles d'attente, ascenseurs).

S'ajoutent des problèmes liés aux bornes de compostage et d'éclairage dans l'obscurité. Au final, 17% des entreprises sont en dessous du standard minimum concernant la propreté liée au véhicule et 26% pour celle de l'arrêt.

Situation hétérogène

Les différences sont grandes entre les différentes entreprises, mais ni la taille ni le nombre de lignes ne semblent avoir d'influence. Alors que certaines entreprises ferroviaires ont entre 98 et 100 points sur 100, d'autres se placent seulement aux alentours des 80 points, la moins bonne n’ayant que 72 points.

Dans le secteur des bus, environ la moitié des entreprises offrent une bonne qualité et un peu moins de 40% des entreprises offrent une qualité suffisante. Pour 10%, la qualité est insuffisante. La valeur la plus basse est d'environ 84 points.

Latins à la traîne

En comparaison intercantonale, les cantons latins se situent dans la deuxième partie du classement. Rayon ferroviaire, si Bâle-Campagne clôt la marche, Genève, Neuchâtel et le Jura figurent en queue de peloton. Les cantons de Suisse centrale sont en revanche très bien classés. Pas de tendance uniforme en milieu urbain: Genève se classe 23e, Zurich 10e et Bâle-Ville 9e.

La même remarque vaut pour les bus: Genève est 18e, Zurich 8e et Bâle-Ville 10e. Neuchâtel n'atteint pas le standard minimal et se classe bon dernier du classement. Le Jura et Vaud sont aussi en queue de peloton.

Les valeurs-cibles ont été fixées par l’OFT avec le concours des cantons. Si une entreprise ne les atteint pas, elle doit prendre des mesures d’amélioration. En tant que commanditaires, la Confédération et les cantons peuvent les y obliger via des conventions d’objectifs. S’il n’y a pas d’amélioration à long terme, les lignes pourraient être remises au concours.

L'office prévoit de discuter avec les entreprises des points faibles de chacune d'entre elles. Rayon propreté, une meilleure répartition des ressources peut améliorer nettement la situation. Un effort est demandé concernant l'information.

/ATS
 

Actualités suivantes