La justice belge somme Facebook de cesser de pister les internautes

La justice belge a exigé vendredi que Facebook cesse de pister les internautes en Belgique ...
La justice belge somme Facebook de cesser de pister les internautes

La justice belge somme Facebook de cesser de pister les internautes

Photo: KEYSTONE/AP/RICHARD DREW

La justice belge a exigé vendredi que Facebook cesse de pister les internautes en Belgique sans leur consentement, sous peine d'amende. Une décision contre laquelle le géant d'internet a annoncé son intention de faire appel.

Le groupe américain doit 'cesser de suivre et d'enregistrer l'utilisation d'internet des personnes surfant depuis la Belgique, jusqu'à ce qu'il se conforme à la loi belge sur la vie privée', écrit le tribunal néerlandophone de première instance de Bruxelles, dans un communiqué résumant un jugement de 84 pages. 'L'entreprise doit également détruire toutes les données personnelles obtenues illégalement', poursuit le tribunal.

Si elle ne se soumet pas au jugement, la multinationale devra payer une astreinte 'de 250'000 euros (285'145 francs) par jour de retard, avec un maximum de 100 millions'.

'Nous sommes déçus du verdict. Et nous avons l'intention de faire appel', a réagi Facebook.

La justice belge était saisie par la Commission de la protection de la vie privée (CPVP). L'organisme estime que la société viole la loi belge sur le respect de la vie privée. 'La Cour a pleinement suivi la position' de la CPVP, écrit le tribunal dans son communiqué.

Non membres pistés

En cause, l'utilisation par le réseau social des 'cookies', ces micro-fichiers qui conservent les données ou les habitudes des internautes et continuent de les pister, qu'ils possèdent ou non un compte. Mais aussi les boutons 'J'aime' ou 'Partager' présents sur Facebook et que l'entreprise met aussi à disposition sur des sites tiers.

Même si 'vous n'avez jamais visité le site de Facebook auparavant, Facebook peut suivre votre comportement de navigation, sans que vous vous en rendiez compte', souligne le tribunal.

'Le géant américain ne nous informe pas suffisamment sur le fait qu'il recueille des informations sur nous, sur la nature des informations qu'il recueille' et 'sur ce qu'il fait de ces informations', conclut le tribunal.

/ATS