L'excès d'alcool accroît fortement les risques de démence

Une consommation excessive d'alcool multiplie par trois le risque de développer des démences ...
L'excès d'alcool accroît fortement les risques de démence

L'excès d'alcool accroît fortement les risques de démence

Photo: KEYSTONE/UELI CHRISTOFFEL

Une consommation excessive d'alcool multiplie par trois le risque de développer des démences et double celui de la maladie d'Alzheimer. C'est le constat d'une étude franco-canadienne publiée mercredi dans la revue britannique The Lancet Public Health.

Cette recherche s'est fondée sur l'analyse des données de 57'353 cas de démence précoce (patients de moins de 65 ans) recensés dans les hôpitaux français entre 2008 et 2013.

'Après exclusion des cas de démence attribuables à une pathologie bien identifiée, les chercheurs ont retrouvé une consommation excessive d’alcool dans 57% des démences précoces', contre 8% seulement pour celles survenues après 65 ans', indique l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

L'analyse montre ainsi que 'la consommation excessive d’alcool est associée à un triplement du risque de démence et un doublement du risque en ce qui concerne la maladie d’Alzheimer'.

Mécanismes à clarifier

A partir de là, 'les chercheurs estiment qu’il s’agit d’un facteur de risque de démence pouvant être considéré comme le plus important devant le tabagisme ou l’hypertension artérielle.' Une consommation excessive d’alcool correspondant à six verres ou plus par jour pour les hommes et quatre pour les femmes.

Cités dans un communiqué, Carole Dufouil et Michaël Schwarzinger, les responsables de l'étude, disent penser que l’alcool 'pourrait précipiter la survenue de ces maladies et accélérer leur progression en augmentant les dommages structurels et fonctionnels dans le cerveau'.

Si les mécanismes possibles restent à clarifier, 'cette étude interpelle donc une nouvelle fois sur les dangers de l’alcool, suggérant que des mesures préventives supplémentaires pourraient contribuer à réduire le risque de démences et leur coût financier et sociétal', souligne Carole Dufouil.

/ATS
 

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