« L'Amérique d'abord »: Trump envoie des signaux discordants

Le président américain Donald Trump a décliné lundi son célèbre slogan 'L'Amérique d'abord' ...
« L'Amérique d'abord »: Trump envoie des signaux discordants

Photo: KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI

Le président américain Donald Trump a décliné lundi son célèbre slogan 'L'Amérique d'abord' en présentant sa 'stratégie de sécurité nationale'. Il a envoyé des signaux parfois contradictoires à l'attention de la Chine et la Russie.

Le président américain, qui a marqué une nette rupture avec son prédécesseur démocrate Barack Obama sur la scène internationale, n'a pas une seule fois évoqué le changement climatique parmi les menaces pesant sur les Etats-Unis. Il s'est borné à dénoncer une nouvelle fois l''injuste' accord de Paris.

'Nous faisons face à des puissances rivales, la Russie et la Chine, qui essayent de remettre en cause l'influence, les valeurs et la richesse de l'Amérique', a-t-il affirmé, tout en affichant aussitôt sa volonté de bâtir de 'grands partenariats' avec ces derniers.

Pour illustrer son propos, M. Trump est longuement revenu, dans un discours sans véritable ligne directrice, sur la coopération entre les services de renseignement russe et américain qui a permis, selon Moscou, de déjouer un projet d'attentat à Saint-Pétersbourg. Il a estimé que 'des milliers' de personnes auraient pu être tuées. 'C'est comme cela que cela doit fonctionner', a-t-il encore dit, louant la coopération sur ce thème avec le président russe Vladimir Poutine.

Le monde 'a entendu le message'

Le document diffusé peu avant par la Maison Blanche adoptait un ton nettement plus offensif vis-à-vis de Moscou: 'La Russie essaye d'affaiblir l'influence américaine dans le monde et de créer des divisions avec nos alliés et partenaires', pouvait-on lire.

M. Trump est longuement revenu sur le tournant qu'avait marqué son élection à la tête de la première puissance mondiale. Il a insisté sur le chemin parcouru 'en moins d'un an'.

'Le monde entier a entendu le message et en a vu les premiers signes: l'Amérique est de retour, avec force', a-t-il martelé dans un discours reprenant nombre de formules utilisées lors de sa campagne, telles que 'un pays sans frontières n'est pas un pays'.

'Nouvelle ère de concurrence'

Le texte diffusé par l'administration insiste sur l'importance de la compétitivité économique des Etats-Unis. Il martèle la détermination à lutter pour des échanges équilibrés, en particulier avec la Chine, désignée comme un pays 'concurrent'.

'Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de concurrence', a lancé M. Trump, avant de marteler son leitmotiv: 'A chaque décision, chaque acte, nous mettons désormais l'Amérique d'abord'.

Avant même le discours présidentiel, Pékin avait dit espérer qu'il 'contribue à améliorer la confiance mutuelle entre la Chine et les Etats-Unis'. Nombre d'éléments prouvent que les relations économiques entre les deux pays sont 'mutuellement bénéfiques', avait souligné Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

/ATS