Deux enfants sur trois consomment trop de sel

La consommation de sel en Suisse est trop importante chez les adultes, et également chez les ...
Deux enfants sur trois consomment trop de sel

Deux enfants sur trois consomment trop de sel

Photo: KEYSTONE/LUIS BERG

La consommation de sel en Suisse est trop importante chez les adultes, et également chez les enfants. Selon une étude menée en Valais, deux sur trois en consomment trop.

Un total de 94 enfants de six à seize ans ont été examinés par le Service de pédiatrie de l’hôpital de Sion ou dans des cabinets pédiatriques en Valais. Les résultats révèlent que près de deux enfants sur trois (62%) consomment trop de sel.

Leur consommation quotidienne s’est en effet élevée à 5,9 grammes, pour un maximum recommandé de 2 g par jour chez les enfants de moins de 6 ans et de 5 g par jour chez les enfants de 7 à 16 ans.

Les enfants qui ont participé n’étaient pas forcément représentatifs de la population générale. Malgré cela, la quantité de sel consommée chez les enfants en Valais et en Suisse est probablement similaire, voire même supérieure, à celle trouvée dans cette étude, indique un communiqué publié jeudi par l'Hôpital du Valais.

Goûter avant de saler

'Les aliments qui apportaient le plus de sel par jour n’étaient pas les aliments avec une très forte teneur en sel, mais les aliments moyennement salés et consommés en grande quantité', précise le Pr Arnaud Chiolero, de l'Université de Berne, cité dans le communiqué. A savoir: les pâtes, les pommes de terre et le riz (salés) pour 23%, le pain (16%), les pâtisseries (16%) et la charcuterie (10%), les 35% restants provenant d'autres aliments.

Parmi les pistes pour y remédier, les auteurs suggèrent que les producteurs d’aliments réduisent la teneur en sel de certains de leurs produits comme le pain. Il s'agit également d'être attentif au sel déjà présent dans les denrées alimentaires, ajouté pendant la cuisson ou encore à disposition à table, et de goûter les choses avant de les saler.

Cette étude a été financée par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires et menée par des chercheurs de l’Institut Universitaire de médecine sociale et préventive du CHUV à Lausanne et de l’Institut de médecine de famille de l’Université de Berne. Elle est publiée dans l'European Journal of Nutrition.

/ATS
 

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