Des hackers iraniens ont fait des centaines de millions de dégâts

Des pirates informatiques iraniens ont mené depuis deux ans des cyberattaques contre des milliers ...
Des hackers iraniens ont fait des centaines de millions de dégâts

Des hackers iraniens ont fait des centaines de millions de dégâts

Photo: KEYSTONE/EPA/SASCHA STEINBACH

Des pirates informatiques iraniens ont mené depuis deux ans des cyberattaques contre des milliers d'individus et plus de 200 entreprises, affirme mercredi le Wall Street Journal, citant Microsoft. Le montant des dégâts se chiffre en centaines de millions de dollars.

La campagne des pirates informatiques a permis d'effacer des données sur des ordinateurs ou de voler des secrets touchant des entreprises de nombreux secteurs en Arabie saoudite, en Allemagne, en Grande-Bretagne, mais aussi en Inde et aux Etats-Unis, selon le quotidien des affaires.

'Ces attaques destructrices sont des événements extrêmement déstabilisants', a souligné John Lambert, le patron du Threat Intelligence Center de Microsoft, cité par le WSJ. Le géant informatique a réussi à remonter jusqu'à la source des attaques, un groupe qu'il appelle Holmium. Certaines d'entre elles ont été exécutées par une cellule appelée APT33.

Moyen-Orient visé

Microsoft n'est pas le seul à montrer du doigt les capacités iraniennes en matière de cyberattaques. Les spécialistes estiment que la république islamique fait tout pour être parmi les toutes premières cyberpuissances, avec la Russie, la Chine, mais aussi les Etats-Unis.

Microsoft a précisé que les attaques - si elles ont aussi touché des cibles européennes et américaines - ont surtout visé le Moyen-Orient, où l'Iran est très engagé dans les guerres du Yémen et de Syrie.

Les hackers iraniens 'sont vraiment en train d'affûter leur savoir-faire et de développer leurs capacités', a expliqué John Hultquist, directeur du service d'analyse du renseignement chez la firme de cybersécurité FireEye. 'Nous risquons d'être surpris par les progrès qu'ils ont faits, quand ils tourneront à nouveau leur attention vers les Etats-Unis', a-t-il ajouté.

/ATS
 

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