BL: à peine présenté, le projet pionnier de « véloroute » est enterré

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BL: à peine présenté, le projet pionnier de « véloroute » est enterré

Coup de théâtre dans le projet pionnier de 'véloroute' rapide en viaduc entre Pratteln (BL) et Augst (BL), présenté il y a deux semaines: les autorités cantonales annoncent son abandon. Des soupçons de copinage dans l'attribution du chantier ont bouleversé la donne.

Véritable première suisse, le projet ne sera pas poursuivi, sa réalisation prévue d'ici à l'été 2022 pour la Fête fédérale de lutte à Pratteln n'étant plus réaliste dans le contexte des reproches formulés, indique mardi le département cantonal des infrastructures et de l'environnement. Le gouvernement de Bâle-Campagne ne soumettra donc pas le crédit de construction au législatif.

Responsables verts trop impliqués

Dans le communiqué de son département, le ministre concerné Isaac Reber (Verts) dit regretter cette décision tout en comprenant que la répartition des rôles dans ce projet ait pu susciter la critique. Après la présentation du projet le 9 septembre par conseiller d'Etat et l'Office fédéral des routes (OFROU), les accusations de copinage ont fait rage.

Une start-up était mandatée à hauteur de 130'000 francs dans la planification du projet. A sa tête: le président du groupe vert au Grand Conseil de Bâle-Campagne Klaus Kirchmayr. Dans le passé, ce dernier avait déjà exigé la mise en place d'un réseau de véloroutes rapides dans une interpellation parlementaire. De plus, le copropriétaire de la start-up concernée n'est autre que le président de Verts de Bâle-Campagne, Balint Csontos.

Double piste dans les deux sens

D'une longueur de 2 à 3 km et d'une largeur de 4 à 5 mètres, la véloroute en viaduc entre Pratteln et le site romain d'Augusta Raurica, à Augst, devait être particulièrement adaptée aux vélos électriques. Disposant de deux pistes - une lente et une rapide - dans les deux sens, elle devait permettre à tous les types de vélos de cohabiter sur le même tracé, à l'écart du trafic automobile.

Son revêtement en bois devait être antidérapant en hiver grâce à un chauffage alimenté par des panneaux solaires fixés sur les balustrades du viaduc. Les coûts de construction et d'installations étaient estimés à 2 millions de francs par kilomètre. L'OFROU entendait soutenir financièrement la réalisation de ce projet-pilote.

Nouveaux projets nécessaires

En y renonçant, le ministre Isaac Reber entend désamorcer les oppositions et remettre au centre des discussions la création de nouvelles offres pour les vélos électriques pour ces prochaines années. Il y a deux semaines, l'OFROU avait souligné que le trafic sur les routes nationales pouvait être déchargé de manière décisive aux heures de pointe, si davantage de personnes privilégient le vélo.

/ATS
 

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