Au moins trois commerces fermés dans le quartier de la Servette

Au moins trois commerces, dont Migros, ont fermé pour une durée indéterminée suite à l'annonce ...
Au moins trois commerces fermés dans le quartier de la Servette

L'immeuble de la Servette doit être libéré d'ici mercredi prochain

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les propriétaires d'une barre d'immeubles du quartier de la Servette ont pris des mesures d'urgence suite au danger d'écroulement du bâtiment. Les lieux devront être libérés d'ici mercredi prochain. Plusieurs commerces ont déjà fermé.

'Fermeture exceptionnelle pour raisons techniques de durée indéterminée', pouvait-on lire jeudi matin sur l'entrée du magasin Migros de la Servette. Denner et McDonald's ont également privilégié le principe de précaution. En revanche, d'autres commerces étaient encore occupés, a constaté un journaliste de Keystone-ATS sur place.

'Après la soirée d'information de mercredi, quatre locataires, deux couples, ont préféré dormir à l’hôtel. D’autres suivront dès ce (jeudi) soir, le but étant d’avoir trouvé une solution provisoire pour tous les locataires d’ici à mercredi prochain', a expliqué à Keystone-ATS Marc Comina, porte-parole des propriétaires, suite à des informations de divers médias.

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Mercredi soir, les occupants de la barre d'immeubles datant de 1964 ont été convoqués en urgence. La société zurichoise Great Swiss Stores, propriétaire du no 93 qui abrite Migros, ainsi que la Foncière, propriétaire des entrées 89 et 91, ont recommandé aux quelque 75 locataires des 26 appartements de quitter les lieux.

Des contacts officiels ont été pris avec le canton et la Ville en vue d'un relogement de certains locataires dans des appartements réservés aux urgences. Les autorités sont au courant des démarches, 'mais la situation est gérée par les propriétaires qui assument pleinement leurs responsabilités', a précisé M.Comina. Une personne a été engagée à plein temps pour gérer ce dossier.

Migros, locataire de quelque 1800 m2 de surfaces de vente, a décidé de fermer de suite son magasin et son take-away par mesure de précaution, en 'attendant plus d'informations sur la durée des travaux'. Les collaborateurs concernés se verront proposer une autre affectation.

Faiblesse des dalles

Ces mesures d'urgence ont été prises suite à une expertise réalisée pour mesurer la résistance des dalles. Le problème observé n’a aucun lien avec la surélévation de l’immeuble terminée sur les deux tiers du bâtiment. Lorsque, dans la partie qui n’a pas été surélevée (no 93), les ingénieurs ont voulu connaître la résistance des dalles, ils ont découvert une faiblesse structurelle importante, mettant en péril la statique, a expliqué Marc Comina.

Les experts ont ensuite vérifié si le problème se posait également aux no 89 et 91, ce qui est le cas. Jeudi dernier, les ingénieurs ont confirmé qu'il était systématique sur l’ensemble de la barre. Ils ont alors émis un rapport définitif enjoignant de quitter les lieux dans un délai 'court, mais raisonnable'.

Interrogé lors du 12:45 de la RTS, l'architecte cantonale Francesco Della Casa a déclaré que s'il n'y avait pas eu 'ce projet et ce contrôle par sondage', l'immeuble 'aurait très bien pu s'écrouler dans 5 ans, dans 10 ans de manière tout à fait surprenante.'.

Avenir incertain

La priorité est actuellement la sécurité des personnes. Celle de l'immeuble ne pourra être complètement assurée qu'au terme d'un travail qui va prendre au minimum deux mois, a ajouté le porte-parole. L’avenir de l’immeuble n’est pas encore connu, il dépendra des études encore à venir des ingénieurs sur les variantes techniques qui s’offrent aux propriétaires.

'La décision a été brutale pour tout le monde, a relevé M.Comina. 'Aujourd'hui, on sent une solidarité. Des personnes appellent pour mettre des appartements à disposition'.

Séance lundi

Comptant défendre les droits des locataires, l'Asloca prépare une convention réglant les aspects liés au déménagement et au relogement des locataires. Elle souhaite pouvoir leur soumettre les principes lundi lors d'une séance organisée à leur intention en fin de journée, a déclaré Christian Dandrès, avocat à l'Asloca, revenant sur une information de la Tribune de Genève.

Il s'agit de régler la question des montants à allouer aux habitants et du différentiel de loyer. D'autre part, la dizaine d'entreprises installées dans l'immeuble qui risquent la faillite devront être relogées le plus rapidement possible, a indiqué l'avocat.

/ATS
 

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