Anton Affentranger cède les rênes d'Implenia à André Wyss

Implenia s'est trouvé un nouveau patron. Le numéro un suisse de la construction a nommé André ...
Anton Affentranger cède les rênes d'Implenia à André Wyss

Anton Affentranger cède les rênes d'Implenia à André Wyss

Photo: KEYSTONE/MELANIE DUCHENE

Implenia s'est trouvé un nouveau patron. Le numéro un suisse de la construction a nommé André Wyss directeur général dès le 1er octobre prochain. Son prédécesseur, Anton Affentranger, avait laissé entendre en 2016 déjà qu'il souhaitait transmettre les rênes du groupe.

Agé de 51 ans, André Wyss occupait jusqu'au printemps dernier la fonction de responsable des opérations du géant pharmaceutique bâlois Novartis, pour lequel il a oeuvré durant 30 ans, écrit mercredi Implenia. Anton Affentranger pour sa part a présidé le conseil d'administration d'Implenia de 2006 à 2011.

Il avait ensuite repris la direction générale du groupe des mains de Hanspeter Fässler, lequel avait jeté l'éponge après à peine plus d'un an. Sous la houlette de M. Affentranger, l'entreprise établie à Dietlikon et née en 2006 de la fusion du genevois Zschokke et du bâlois Batigroup s'est développée notamment en Allemagne, en Autriche ainsi que dans les pays scandinaves.

En février dernier, Anton Affentranger avait rejeté les critiques sur son style de direction, alors qu'il souhaitait initialement se retirer à cette date. Cependant, aucun successeur ne lui avait encore été trouvé.

Luttes intestines

Début 2016, la presse alémanique s'était déjà fait l'écho de luttes intestines entre M. Affentranger et le président d'alors, Hubert Achermann. L'échec de ce dernier à évincer le premier avait mené à sa propre démission, croyait alors savoir la Sonntagszeitung. Hans-Ulrich Meister, ancien membre de la direction de Credit Suisse, avait repris la tête de l'organe de surveillance en mars de la même année.

Interrogé il y a quelques années quant à son retrait de l'opérationnel, M. Affentranger avait indiqué que son objectif personnel consistait à régler la succession à la direction d'Implenia à l'interne. 'Je ne prendrai plus jamais le risque de prendre quelqu'un d'externe comme CEO', avait ajouté l'ancien banquier, qui a notamment oeuvré pour UBS ainsi qu'en tant qu'associé de Lombard Odier & Cie.

/ATS
 

Actualités suivantes