Accord de libre-échange possible avec les Etats-Unis, selon Cassis

Le ministre suisse des affaires étrangères Ignazio Cassis s'est dit convaincu jeudi, après ...
Accord de libre-échange possible avec les Etats-Unis, selon Cassis

Accord de libre-échange possible avec les Etats-Unis, selon Cassis

Photo: KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON

Le ministre suisse des affaires étrangères Ignazio Cassis s'est dit convaincu jeudi, après une rencontre avec son homologue américain, qu'un accord de libre-échange entre la Suisse et les Etats-Unis pourra bientôt être négocié. Mais la Suisse doit agir, a-t-il averti.

Aussi bien le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, que le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, ont confirmé qu'un tel accord était souhaité par Washington, a déclaré M. Cassis lors d'une conférence de presse au terme de réunions avec les deux responsables américains à Washington. La Suisse doit désormais faire des propositions concrètes, a-t-il ajouté.

'Je vais immédiatement m'asseoir à Berne avec le ministre de l'économie Guy Parmelin et lui rapporter ce qui a été discuté ici', a poursuivi M. Cassis, soulignant que les négociations avec les Etats-Unis devraient commencer dès que possible.

Le gouvernement américain est cependant limité actuellement en matière de ressources, Washington donnant la priorité au nouvel accord Etats-Unis-Mexique-Canada (AEUMC), qui remplace l'ALENA, a remarqué le conseiller fédéral.

Iran et Venezuela

La situation en Iran après le retrait américain de l'accord nucléaire a également été abordée avec MM. Pompeo et Bolton. Téhéran et Washington ayant rompu leurs relations diplomatiques en 1980, la Suisse représente les intérêts des États-Unis en Iran.

Les discussions ont également porté sur la crise au Venezuela, où le président du Parlement, Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim, décision contestée par le président vénézuélien Nicolás Maduro. Aucune pression n'a été faite sur la Suisse, selon Ignazio Cassis.

Les Etats-Unis, qui reconnaissent M. Guadio en tant que président, 'savent exactement quelle est la position de la Suisse et celle-ci est respectée: nous suivons la situation de près et restons à l'arrière-plan', a expliqué le PLR tessinois. Si la Suisse devait être amenée à jouer un rôle de médiateur, elle serait prête à offrir ses bons offices, a-t-il poursuivi. Aucune requête n'a toutefois été faite en ce sens jusqu'à présent.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a indiqué lundi continuer de suivre attentivement et avec inquiétude les événements au Venezuela. Il a rappelé que la Suisse ne reconnaissait en principe que des États, pas des gouvernements. Une quarantaine d'Etats reconnaissent M. Guaido comme président.

Position commune

Les réunions avec MM. Pompeo et Bolton, tous deux considérés comme des partisans d'une ligne dure, se sont déroulées dans une ambiance apaisée et amicale, d'après M. Cassis. Les deux responsables américains ont adopté la même position. 'Ils ont fait des déclarations comprenant exactement les mêmes mots'.

Le ministre suisse des affaires étrangères a également rencontré des représentants des démocrates. Les tensions entre le parti démocrate et le parti républicain sont clairement perceptibles, a-t-il constaté. La sénatrice du Minnesota, Amy Klobuchar, une Suissesse d'origine qui envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de 2020, s'est exprimée avec beaucoup d'émotion, selon M. Cassis.

La première rencontre du chef de la diplomatie américaine avec un ministre suisse des affaires étrangères en près de dix ans a fait l'objet d'un bref communiqué de presse du Département d'Etat américain. Selon le texte, les deux hommes ont discuté de la nécessité de réformer les organisations multilatérales.

/ATS
 

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