Société Générale a publié jeudi un nouveau bénéfice net record au troisième trimestre, à 1,89 milliard d'euros (+24,1 % sur un an), alimenté par le réveil de la banque de détail en France et des services aux grandes entreprises toujours très profitables.
"La performance de nos métiers démontre la capacité du groupe à combiner croissance, efficacité opérationnelle" et maîtrise des risques, a déclaré le directeur général du groupe Slawomir Krupa, cité dans un communiqué.
Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires dans le secteur, s'élève à 7,17 milliards d'euros (6,62 milliards de francs) entre juillet et septembre, soit 7,8 % de plus que l'an dernier à la même période.
Le groupe bancaire français s'est d'abord appuyé le trimestre dernier sur sa banque de financement et d'investissement, qui sert une clientèle de grandes entreprises.
Cette activité reste le premier moteur financier de la banque, avec un PNB de 2,78 milliards d'euros (+12,5 % sur un an), pour un bénéfice net de 899 millions d'euros (+22,4 %).
Mais elle est talonnée au troisième trimestre par le pôle regroupant la banque de détail en France, l'assurance et la banque privée (destinée à une clientèle fortunée), qui affiche un PNB de 2,53 milliards d'euros (+10,9 %) pour un bénéfice net de 682 millions d'euros (+55,4 %)
La hausse des taux d'intérêt, que la banque répercute en partie aux crédits qu'elle accorde à ses clients, a d'abord nettement amélioré sa marge.
Le groupe bancaire a aussi su convaincre ses clients de lui confier davantage d'épargne, notamment via ses produits d'assurance vie.
Enfin, la banque en ligne maison, BoursoBank, a rapporté 101 millions d'euros de bénéfice net à la Société Générale entre juillet et septembre.
Seuls les métiers de banque de détail à l'international, de services financiers spécialisés (comme le crédit à la consommation par exemple) ou liés à la mobilité (comme le crédit-bail automobile) ont été à la peine au troisième trimestre.
Leur bénéfice net recule de 11,1 %, à 349 millions d'euros, pour un PNB de 1,86 milliard d'euros (-6,7 %).
Le dernier trimestre déjà entamé a été marqué par la cession début octobre de Treezor, une filiale de services bancaires et de paiement proposés en marque blanche.
Il sera aussi ponctué de réunions avec les représentants syndicaux sur le sujet sensible des augmentations de salaire, prévues en novembre et décembre.
/ATS








