L'économie exige un accent plus fort sur le commerce extérieur

Le Conseil fédéral et le Parlement doivent davantage mettre le commerce extérieur au centre ...
L'économie exige un accent plus fort sur le commerce extérieur

L'économie exige un accent plus fort sur le commerce extérieur

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Le Conseil fédéral et le Parlement doivent davantage mettre le commerce extérieur au centre de leur travail politique. C'est ce qu'a exigé jeudi l'organisation economiesuisse lors de sa conférence de presse annuelle.

Les intérêts politiques devraient être plus fortement pris en considération dans la politique étrangère, et en Suisse, une lutte résolue est nécessaire contre les tendances protectionnistes et isolationnistes. 'L'objectif principal de la politique économique extérieure suisse doit être la préservation et la promotion du bien-être dans notre pays', a dit Heinz Karrer, président d'economiesuisse, devant les médias à Berne, selon la version écrite de son discours.

Cela implique que les entreprises suisses puissent exporter vers les marchés étrangers sans discrimination et importer de la même manière. En outre, les sociétés helvétiques doivent pouvoir s'appuyer, sur les marchés étrangers, sur une sécurité juridique et une protection forte de leur innovation. Et en Suisse, les autorités politiques doivent mettre en place des conditions cadre de tout premier ordre.

Pour atteindre ces objectifs, la Fédération des entreprises suisses a élaboré un catalogue de revendications. Les relations avec les Etats tiers en Amérique et en Asie doivent être étendues encore plus rapidement et plus fortement, via des accords de libre-échange avec des partenaires tels que les Etats-Unis, le Mercosur, l'Inde ou l'Indonésie. L'organisation économique mise aussi sur les accords de double imposition et les accords de protection des investissements.

Sus au mesures protectionnistes

La Suisse doit s'opposer résolument aux mesures protectionnistes à l'étranger et, le cas échéant, saisir des tribunaux arbitraux internationaux, exige economiesuisse. Cela concerne en particulier la protection de la propriété intellectuelle.

L'organisation faîtière veut en outre, durant les cinq prochaines années, une réduction massive des coûts administratifs pour le commerce extérieur, l'élimination des droits de douane sur les produits industriels et le développement des infrastructures de base. La Suisse doit aussi réorienter sa promotion des exportations et sa politique agricole.

Il n'y a quasiment aucun autre pays de l'OCDE qui protège son agriculture aussi fortement que la Suisse, critique economiesuisse. Cette situation constitue de plus en plus une pierre d'achoppement lors des négociations sur de nouveaux accords économiques, relève la fédération.

/ATS