Richemont accroît son chiffre d'affaires au 3e trimestre

Richemont, numéro deux mondial du luxe, a vu ses ventes progresser sur un an de 1% à 3,11 milliards ...
Richemont accroît son chiffre d'affaires au 3e trimestre

Richemont accroît son chiffre d'affaires au 3e trimestre

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Richemont, numéro deux mondial du luxe, a vu ses ventes progresser sur un an de 1% à 3,11 milliards d'euros (3,68 milliards de francs) lors de son 3e trimestre, soit d'octobre à décembre. En monnaies locales, la hausse est de 7%, indique jeudi le groupe genevois.

En monnaies locales, la hausse s'affiche à 7% sur l'exercice décalé, pour la période d'octobre à décembre. Toutes les régions ont contribué à cette augmentation en prenant en compte ce chiffre, a dit jeudi le groupe établi à Bellevue (GE).

Cette nouvelle embellie alimente également l'amélioration sur neuf mois. La progression s'affiche sur cette période à 7% à 8,7 milliards d'euros (+10% en monnaies locales), largement liée à la joaillerie qui s'affiche en hausse de 15% ou trois fois mieux que le segment des montres.

Autant d'indicateurs observés alors que la direction de Richemont a été largement réorganisée à plusieurs reprises depuis près d'un an. Avec l'annonce en novembre dernier de la nomination d'un nouvel homme fort, le directeur opérationnel Jérôme Lambert.

Joaillerie à plus de 10%

Au troisième trimestre, la joaillerie (Cartier, Van Cleef & Arpels) s'est étendue de plus de 10% à 1,83 milliard d'euros. Une valeur qui reflète la force du réseau de détaillants des marques.

Le segment des montres (Vacheron Constantin, Baume & Mercier, Jaeger-LeCoultre, Piaget, Lange & Söhne et IWC) a de son côté aussi pu s'appuyer sur une augmentation des ventes. Mais l'avance est plus limitée, à 1% pour environ 780 millions d'euros, en raison notamment de la surveillance permanente des stocks.

Une volonté qui a affecté le chiffre d'affaires par le biais des grossistes. Ces ventes reculent de 3% et diminuent l'impact de la progression de 13% de l'activité auprès des détaillants.

Les autres segments du groupe restent eux stables. Malgré une légère baisse de 25 millions d'euros, ils s'établissent à 509 millions. Sans la vente de Shanghai Tang, la croissance aurait été modérée, admet Richemont.

Chine en augmentation

Par régions, l'Asie/Pacifique continue à asseoir le regain d'activités après une année 2016/2017 difficile pour le groupe dans le monde, en raison des rachats de stocks et des conditions de marché. La progression, à 20% sur une période de neuf mois, atteint un peu plus de 10% au troisième trimestre, comme celle du Moyen-Orient et de l'Afrique.

En Asie, la Chine continentale, Hong Kong ou encore la Corée du Sud ont été particulièrement dynamiques. Un constat qui se reflète aussi bien sur la joaillerie que sur les montres.

Au Moyen-Orient, la hausse s'explique par un environnement monétaire favorable, l'internalisation de points de vente et l'anticipation d'une nouvelle taxe aux Emirats arabes unis. Suivent ensuite le continent américain où l'augmentation s'établit à 8% grâce à la joaillerie et le Japon où l'horlogerie et la monnaie ont contribué à une hausse de 5%.

Seule l'Europe fait moins bien. La force de l'euro et la situation en Grande-Bretagne ont provoqué un recul de 1%. Richemont annoncera ses résultats annuels en mai. Fin décembre, la position nette du groupe genevois en termes de liquidités atteignait 100 millions d'euros de moins qu'un an auparavant. Elle s'établissait à 5,1 milliards.

 

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