Viola Amherd ne veut pas trancher trop vite sur la défense aérienne

L'avenir du projet à huit milliards de francs pour la défense aérienne reste en suspens. La ...
Viola Amherd ne veut pas trancher trop vite sur la défense aérienne

Viola Amherd ne veut pas trancher trop vite sur la défense aérienne

Photo: KEYSTONE/ROLI BURKARD

L'avenir du projet à huit milliards de francs pour la défense aérienne reste en suspens. La nouvelle ministre de la défense Viola Amherd veut en savoir plus sur le dossier qu'elle a hérité de Guy Parmelin.

Dès que la Valaisanne aura clarifié diverses questions, le Conseil fédéral se penchera à nouveau sur le projet, en principe d'ici l'été, a indiqué jeudi le Département fédéral de la défense (DDPS). La cheffe du dicastère a informé mercredi le gouvernement qu'elle voulait d'abord se faire un tableau complet du dossier.

Viola Amherd souhaite obtenir un deuxième avis, externe et indépendant, sur le rapport d’experts de mai 2017. Elle demande en outre une nouvelle analyse interne actualisée des menaces pour la comparer aux évaluations précédentes. Elle poursuit par ailleurs les entretiens avec des spécialistes de son département.

Il s'agira ensuite de déterminer comment répondre à la demande du Parlement, qui veut que le peuple puisse trancher dès que possible sur le principe de l'acquisition de nouveaux avions de combat. La question devrait être tranchée indépendamment du type d'avion et l'achat s'effectuer dans le cadre du budget de l'armée.

Projet critiqué

L'année dernière, le Conseil fédéral avait opté pour un arrêté de planification pouvant être combattu par référendum. Celui-ci porte sur l’achat de nouveaux jets mais aussi de moyens de défense sol-air de longue portée. Le renouvellement devrait être achevé d’ici à fin 2030.

Plusieurs conditions devraient être remplies. La facture totale ne devrait pas dépasser 8 milliards de francs. Les entreprises étrangères avec lesquelles des contrats seront signés devraient compenser le 100% de la valeur des contrats par des affaires compensatoires en Suisse.

Lors de la consultation, le projet a été diversement accueilli. Le PLR et le PDC l'ont rejeté. Ils ont notamment critiqué l'idée de lier dans un même paquet l'achat de jets et le renouvellement de la défense sol-air.

Les Verts n'apprécient quant à eux pas que l'on se prononce sans connaître encore le type, la quantité ou le coût du matériel qui sera choisi. Pour le PS, les 8 milliards prévus sont trop élevés. La moitié suffirait. L'UDC veut au moins 9 milliards.

Chantier ouvert

Guy Parmelin a laissé le chantier en passant au Département de l'économie. Il n'en a pas moins déjà fixé les exigences pour le nouveau paquet d'acquisitions. Cinq jets seront évalués. De ce côté-ci de l'Atlantique, on retrouve le Gripen E suédois (Saab), le Rafale français (Dassault) et l'européen Eurofighter (Airbus).

S'y ajoutent deux avions américains: le successeur du FA-18, le Super Hornet de Boeing, et le F-35A de Lockheed-Martin. Pour la défense sol-air, trois systèmes sont dans la course: le SAMP/T français (eurosam), l'israélien David’s Sling (Rafael) et l'américain Patriot (Raytheon).

/ATS
 

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