Viola Amherd: « Bien sûr, je tiens au chef de l'armée Süssli »

La ministre de la défense Viola Amherd continue à apporter son soutien au chef de l'armée suisse ...
Viola Amherd: « Bien sûr, je tiens au chef de l'armée Süssli »

Viola Amherd:

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

La ministre de la défense Viola Amherd continue à apporter son soutien au chef de l'armée suisse Thomas Süssli, malgré la polémique qui a suivi ses déclarations sur un manque de liquidités de l'armée. 'Bien sûr, je tiens au chef de l'armée Süssli', déclare-t-elle.

'Nous sommes tous deux d'accord pour combler le plus rapidement possible les lacunes de capacités qui se dessinent dans l'armée', ajoute Mme Amherd dans un entretien diffusé samedi par la Neue Zürcher Zeitung. 'Nous avons cependant un autre objectif. Son rôle est de s'occuper de l'armée et de la sécurité. Je dois avoir une vision globale'.

Des lacunes dans les systèmes coordonnés de l'armée ne peuvent pas être totalement évitées, estime la conseillère fédérale. 'Cela signifie qu'il y aura inévitablement des lacunes temporaires lorsque les anciens systèmes arriveront à leur fin et que nous n'aurons pas pu acquérir les nouveaux par manque de moyens financiers'.

'Il sera important que nous puissions à chaque fois acquérir une certaine partie des systèmes afin de pouvoir au moins poursuivre les formations et ainsi maintenir le savoir-faire dans les troupes', relève la centriste valaisanne.

Convoqués par une commission

A la fin janvier, la radio-télévision publique suisse alémanique SRF a présenté un document interne à l'administration faisant état d'un manque de 1,4 milliard de francs d'ici à la fin 2025 pour payer les achats d'armements déjà effectués par l'armée. Le lendemain, Thomas Süssli a relativisé la situation, parlant d'un manque de liquidités. Viola Amherd l'a ensuite contredit, affirmant que l'armée pouvait payer ses factures.

Tous deux ont été convoqués la semaine dernière pour une audition devant la commission des finances du Conseil national. Cette dernière est arrivée à la conclusion que l'armée n'avait pas de problème de financement, mais un problème de communication.

/ATS
 

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