Une initiative passée au crible par un panel de citoyens à Sion

Ce week-end, vingt citoyens tirés au sort se sont penchés à Sion sur l'initiative fédérale ...
Une initiative passée au crible par un panel de citoyens à Sion

Une initiative passée au crible par un panel de citoyens à Sion

Photo: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Ce week-end, vingt citoyens tirés au sort se sont penchés à Sion sur l'initiative fédérale 'Pour davantage de logements abordables', qui sera soumise au vote le 9 février 2020. Cette réunion s'incrit dans le projet 'demoscan' visant à encourager le débat démocratique.

Samedi et dimanche, les participantes et les participants ont recueilli divers avis sur l'initiative. Réunis autour d'une table, dans une ambiance très studieuse, ils ont écouté un expert de l'Office fédéral du logement, des représentants des partisans (Association suisse des locataires, ASLOCA), des opposants (Chambre immobilière valaisanne) ainsi qu'une juriste, un sociologue et un spécialiste en aménagement du territoire, notamment.

Le week-end prochain, les citoyens poursuivront leurs travaux afin de dégager des arguments pour et contre l'initiative, qui seront réunis dans un document envoyé à la population de Sion avant la votation.

'L'objectif n'est pas d'émettre des recommandations, comme le fait le Conseil fédéral dans sa brochure, ou des avis partisans, explique Nenad Stojanovic, professeur FNS de sciences politiques à l'Université de Genève. Il s'agit bien davantage d'expliquer l'objet de manière compréhensible et complète sans tomber dans la simplification.'

Soutenu par le Fonds national suisse (FNS) et la Ville de Sion, demoscan a été lancé par le professeur Stojanovic qui s'est inspiré d'expériences menées en Oregon et dans d'autres états américains. 'Des projets similaires sont aussi menés en Belgique, en Allemagne ou en France, mais c'est une première en Suisse, indique le chercheur.

Contrairement aux exemples étrangers, demoscan porte sur un texte réel, qui sera soumis aux citoyens. 'L'exercice ne va pas déboucher sur un rapport à un gouvernement qui est libre d'en tenir compte ou non. Il s'agit plutôt de répondre à la crise actuelle de la démocratie en faisant participer les citoyens', ajoute le professeur. D'ailleurs, les débats, organisés à la chapelle de l'Espace Création mise à disposition par la ville, sont ouverts au public.

/ATS
 

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