Une campagne pour le bien des chats via la castration et le puçage

Diminuer le nombre de chats errants via la castration et augmenter le puçage électronique: ...
Une campagne pour le bien des chats via la castration et le puçage

Une campagne pour le bien des chats via la castration et le puçage

Photo: KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

Diminuer le nombre de chats errants via la castration et augmenter le puçage électronique: tels sont les objectifs d'une campagne d'information destinée aux propriétaires de félins. Elle est lancée à l'occasion de la journée mondiale des animaux du 4 octobre.

'Luna&Filou', c'est le nom de la nouvelle campagne pour le bien des chats lancée par la Protection suisse des animaux (PSA), en collaboration avec l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) ainsi que la profession vétérinaire. Elle vise à sensibiliser au contrôle de la reproduction féline, aux chats errants et à leur puçage électronique.

La PSA estime à 1,4 million le nombre de chats domestiques en Suisse et de 100'000 à 300'000 celui des chats errants. Ceux-ci vivent dans des conditions misérables et peuvent être confrontés à la faim et aux maladies, dont le typhus et le coryza du chat, souligne la PSA.

Les auteurs de la campagne appellent donc les propriétaires responsables à faire castrer leurs animaux pour éviter leur prolifération incontrôlée. Depuis 22 ans, la PSA a investi 5,1 millions de francs dans des campagnes de castration et a traité plus de 170'000 félins.

Les chats castrés vivent plus longtemps

Selon Julie Schwechler, représentante des associations vétérinaires pour la campagne, une castration coûte aux alentours de 100 francs pour un mâle et 200 francs pour une femelle. Ces chiffres peuvent passablement varier d'une clinique ou d'une région à l'autre. Des aides financières sont parfois accordées.

Les chats castrés ont statistiquement une espérance de vie plus longue, a souligné la vétérinaire devant les médias. Ils sont moins sujets à des comportements à risque comme des combats territoriaux ou des accouplements à répétition. Au moins 87% des propriétaires de chats estiment que la castration est nécessaire pour contrôler leur reproduction, selon un sondage DemoSCOPE commandé par la PSA en 2017.

Un tiers des chats pucés

Chaque année, plus de 10'000 chats se perdent en Suisse. Pour éviter cette situation, la PSA propose le marquage par puce électronique. L'application 'Amici', lancée par son partenaire Identitas SA, permet aux propriétaires de chats de signaler une perte ou à quiconque un chat trouvé.

A fin septembre, un peu plus de 532'000 chats étaient munis d'une puce et donc enregistrés dans la banque de données ANIS de la même société. Et près de 14% des propriétaires de chats restants l'envisagent. La puce a la taille d'un grain de riz et est implantée dans le cou de l'animal lors d'une procédure 'pratiquement indolore'.

D'autres associations se mobilisent

En juin, les associations Network for Animal Protection (NetAP) et Stiftung für das Tier im Recht (TIR) avaient déposé une pétition de 115'000 signatures au Parlement. Elle demandait l'introduction, dans l'ordonnance sur la protection des animaux, de la castration de tous les chats libres de leurs déplacements.

L'OSAV indique d'ailleurs que quiconque nourrit régulièrement un chat et le rend dépendant de lui est considéré comme son détenteur. Dès lors, il doit légalement 'prendre les mesures que l'on peut raisonnablement exiger de lui afin d'empêcher une reproduction excessive de ses animaux'.

/ATS
 

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