Un appel pour davantage de souplesse avec les enfants réfugiés

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont réitéré lundi leur 'appel national' ...
Un appel pour davantage de souplesse avec les enfants réfugiés

Un appel pour davantage de souplesse avec les enfants réfugiés

Photo: Keystone/DPA dpa/SEBASTIAN GOLLNOW

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont réitéré lundi leur 'appel national' contre une utilisation trop stricte du règlement de Dublin. La Confédération doit prendre au sérieux son devoir de protection des enfants réfugiés et de leurs familles.

L'appel 'Pour une Suisse qui respecte les droits des enfants et des réfugiés vulnérables' avait été lancé en avril déjà par Amnesty International, l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR), Solidarité sans frontières, Droit de rester Neuchâtel, Collectif R et Solidarité Tattes. Ces organisations se manifestent à nouveau lundi à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant.

Elles demandent aux autorités de renoncer à une application stricte des règles de Dublin. Ces dernières désignent le pays de première entrée dans l'UE comme responsable principal d'une demande d'asile. Si un requérant dépose une demande dans un autre Etat de Dublin, il devrait être renvoyé vers le premier Etat, selon les règles.

Les auteurs de l'appel constatent que, à cause d'une application trop stricte, des enfants sont retirés de leur classe en cours d'année et que des traitements médicaux ou psychologiques sont interrompus. Certains d'entre eux ont été séparés d'un de leurs parents. Ceci contrevient à la convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, soulignent les initiants.

'Bon sens'

De tels renvois doivent être évités. Les demandes d'asile doivent être examinées lorsque des raisons humanitaires le justifient, ou dans des cas extrêmes. Les règles de Dublin prévoient une clause discrétionnaire, selon laquelle les demandes peuvent être examinées dans ces cas.

L'appel Dublin n'exige ni une modification de loi, ni un bouleversement de la politique en matière d'asile, mais simplement un changement dans la pratique administrative, écrivent les organisations. Il s'agit d'un 'appel au bon sens humain'.

33'000 signatures

Jusqu'à présent, 33'000 personnes ainsi que 200 organisations ont signé l'appel, dont les trois associations suisses des pédiatres et des médecins d'adolescents ainsi que la faîtière des enseignants. L'appel a été remis lors de la journée internationale des droits de l'enfant.

La coalition a également remis une lettre à la ministre de la justice Simonetta Sommaruga et aux autorités cantonales. Elle propose une réunion afin de discuter de ses propositions.

/ATS
 

Actualités suivantes