Traditions au rendez-vous pour célébrer la Fête nationale au Grütli

Environ 1300 personnes ont participé mardi, sous une chaleur de plomb, à la fête nationale ...
Traditions au rendez-vous pour célébrer la Fête nationale au Grütli

Traditions au rendez-vous pour célébrer la Fête nationale au Grütli

Photo: Keystone

Environ 1300 personnes ont participé mardi, sous une chaleur de plomb, à la fête nationale sur la mythique prairie du Grütli (UR). Outre les traditionnels discours, des spectacles folkloriques étaient proposés, notamment une démonstration de tir à l'arbalète.

Du premier coup, le champion du monde Joel Brüschweiler a atteint sa cible, une cerise. Plusieurs éléments de la tradition ont été revisités cette année: entre les mains d'Enrico Lenzin, le cor des Alpes a distillé des rythmes énergiques, et le jodel de Barbara Klossner s'est révélé assez contemporain.

Les lancers de drapeaux n'ont toutefois pas manqué, pas plus que la société de musique de Brunnen (SZ) qui était à nouveau de la partie. Comme l'année dernière, l'hymne national a été chanté à deux reprises, une fois dans sa version classique et une fois avec les nouvelles paroles ('Sur fond rouge, la croix blanche...'). La mélodie n'a pas changé.

Pro Senectute, qui fête cette année son 100e anniversaire, était l'invité d'honneur. Dans une allocution, la présidente de l'organisation Eveline Widmer-Schlumpf a évoqué les grands changements qui ont ponctué ce siècle. Alors qu'en 1917, l'espérance de vie était de 55 ans, aujourd'hui les personnes de 70 ans peuvent encore avoir des projets. Cette société à plusieurs générations est une chance, a estimé l'ancienne conseillère fédérale.

La manière suisse

Le chancelier de la Confédération Walter Thurnherr a quant à lui fait remarquer que la Suisse a toutes les raisons d'être calme, et confiante. 'Pas parce que nous sommes différents, mais parce que nous faisons certaines choses différemment: nous nous gouvernons différemment, nous nous organisons différemment et nous nous développons différemment'.

Cette manière de faire propre à la Suisse ne date pas de sa fondation en 1291, a relevé M. Thurnherr, mais du 19e siècle, lorsque la Confédération a créé un marché unique et s'est dotée d'une Constitution moderne et de la démocratie directe.

'D'autres pays gardent leur Constitution et changent constamment de gouvernement. Nous maintenons notre gouvernement et modifions sans cesse notre Constitution', a dit le chancelier de la Confédération, applaudi par la foule.

Ce n'est toutefois pas une garantie pour l'avenir, selon lui: le pays ne peut résoudre seul tous les problèmes actuels. Walter Thurnherr a mis en avant l'importance d'une réflexion renouvelée, afin de trouver de nouvelles solutions.

Grand drapeau déchiré

La fête s'est déroulée sans incidents, a annoncé la police cantonale uranaise. A nouveau, seules les personnes qui s'étaient inscrites ont pu rejoindre la prairie du Grütli.

Au Säntis cependant, le plus grand drapeau suisse du monde (80 mètres x 80 mètres) a été déchiré lundi par un vent violent. Il est néanmoins prévu de l'y installer chaque année pour le 1er août.

Partout en Suisse, cette journée a aussi été marquée par les désormais traditionnels brunches à la ferme, auxquels ont goûté entre 120'000 et 140'000 amateurs. Quelque 350 exploitations ont participé à l'événement, la plupart outre-Sarine. C'est l'Union suisse des paysans qui a lancé le brunch du 1er août en 1993, pour contribuer à la bonne réputation de l'agriculture helvétique.

/ATS
 

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