Revue de presse de ce dimanche 9 juin 2019

Accord-cadre et mesures d'accompagnement, politique climatique et obligation de vacciner figurent ...
Revue de presse de ce dimanche 9 juin 2019

Revue de presse de ce dimanche 9 juin 2019

Photo: KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

Accord-cadre et mesures d'accompagnement, politique climatique et obligation de vacciner figurent en bonne place dans les journaux dominicaux. Voici les titres de ces informations non confirmées à Keystone-ATS:

Le Matin Dimanche: Il faut renforcer les mesures d'accompagnement, affirment un patron et un syndicaliste vaudois qui alertent dans Le Matin Dimanche sur le travail détaché. 'Sur 3800 entreprises de construction qui détachent des travailleurs dans le canton de Vaud, nos huit contrôleurs n’ont pu en vérifier que 274, explique Pietro Carobbio, responsable du secteur Construction chez Unia Vaud. Parmi celles-ci, 63,5% avaient commis des infractions, principalement le non-respect des salaires minimaux, selon des chiffres officiels. Pietro Carobbio et Georges Zünd, directeur de la Fédération vaudoise des entrepreneurs, plaident pour une vraie police de terrain, davantage subventionnée par le SECO car 'l’Etat doit aussi être le garant du marché du travail', souligne le syndicaliste. Et surtout, cette procédure de contrôle doit être rationalisée et optimisée informatiquement, souligne Georges Zünd, directeur de la Fédération vaudoise des entrepreneurs. Les mesures d'accompagnement ont été introduites en 2004. Les travailleurs détachés doivent être par exemple annoncés avec huit jours d'avance, ce qui permet notamment de contrôler les salaires et d'éviter les risques de sous-enchère. C'est notamment cette règle qui déplaît à l'Union européenne, qui y voit une violation potentielle de la libre circulation.

NZZ am Sonntag / SonntagsZeitung: Le Conseil fédéral s'efforce apparemment de parvenir à un accord avec l'UE au sujet de l'accord-cadre d'ici la fin octobre. Un passage de la lettre du gouvernement envoyée au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker irait dans ce sens, affirme la 'NZZ am Sonntag'. La missive indique que le gouvernement suisse souhaite rechercher le dialogue 'avec la commission que vous présidez'. Le Conseil fédéral témoigne ainsi de son intention de parvenir, si possible, à un accord avec Juncker. Dans ce cas, l'accord-cadre devrait être signé avant le 31 octobre. Le mandat de M. Juncker se termine officiellement ce jour-là.

Parallèlement, l'ex-secrétaire d'Etat qui a négocié les bilatérales II Michael Ambühl appelle à des renégociations en profondeur. 'Les améliorations esthétiques n'apportent pas de solution. Nous avons maintenant besoin de vraies négociations', affirme à la SonntagsZeitung l'ancien diplomate et professeur à l'EPFZ. Pour qu'un accord soit acceptable pour les deux parties, un certain équilibre des intérêts est nécessaire, argue-t-il. L'UE demande que les accords bilatéraux soient dynamisés, en contrepartie, la Suisse pourrait exiger des mesures de compensation. De telles mesures comprendraient des exceptions dans des domaines d'intérêt vital pour la Suisse, telle que la protection des salaires. Il faudrait par ailleurs mettre en place une procédure simple de règlement des différends avec un tribunal arbitral indépendant.

Le Matin Dimanche: Le président du Parti socialiste Christian Levrat veut un plan écologique à 12 milliards de francs d’investissements privés et publics par an. Ce 'véritable plan Marshall' sera centré sur le solaire et sur l’efficacité énergétique dans le bâtiment et les transports. Le montant peut paraître élevé, concède le conseiller aux Etats dans un entretien avec Le Matin Dimanche, 'mais ça représente la part du produit intérieur brut que nos prédécesseurs ont investi dans les barrages. Ce qu’on a pu faire dans les années 1960 pour l’hydraulique, on doit bien réussir à le faire en 2020 pour le climat'. Les socialistes présenteront prochainement 'une feuille de route très précise pour être sûr qu’au premier jour suivant les élections on soit en mesure de mettre en œuvre ce plan en faveur des renouvelables', souligne encore le Fribourgeois à un peu moins de cinq mois des fédérales.

SonntagsZeitung: En Suisse, une garderie refuse désormais d'accueillir des enfants pas vaccinés contre la rougeole et la coqueluche. C'est une première, affirme à la SonntagsZeitung la Fédération suisse pour l'accueil de jour de l'enfant (kibesuisse). Cette obligation à la vaccination concerne les huit crèches de l'organisation 'Bubble Bees' - cinq à Zurich et trois à Baden (AG), Frauenfeld (TG) et Schaffhouse. Les bambins doivent être vaccinés avant leur douzième mois; les employés sont aussi concernés. Selon l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), cette mesure est légale. A l'inverse des jardins d'enfants ou de l'école primaire, la plupart des crèches sont des institutions privées qui n'ont donc pas d'obligation. La Confédération espère que d'autres prestataires évalueront cette question. Elle a enregistré 200 cas de rougeole, dont surtout des enfants, depuis le début de l'année, soit quatre fois plus qu'en 2018. Plus de dix Etats membres de l'UE ont une obligation générale de vaccination.

NZZ am Sonntag: En Suisse, les goulets dans l'approvisionnement des médicaments se multiplient. Actuellement huit vaccins et 31 médicaments ne sont plus disponibles, rapporte la NZZ am Sonntag qui cite l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays. Au total, c'est même 600 médicaments et vaccins qui manquent à l'appel. Hôpitaux et pharmacies ont du mal à s'approvisionner en analgésiques, anti-hypertenseurs et pilules contraceptives. De manière générale, ce problème touche des produits plus anciens comme l'aspirine ou l'ibuprofène, dont la boîte ne coûte que quelques francs. Parce que les prix sont bas, pratiquement plus aucune entreprise ne les produit.

SonntagsBlick: Les étrangers sont victimes de discrimination lorsqu'ils recherchent un appartement en Suisse. L'étude, commandée par l'Office fédéral du logement (OFL), conclut que la probabilité d'être autorisé à visiter un appartement augmente ou diminue en fonction du nom qui figure sur la demande, révèle le SonntagsBlick. Entre mars et octobre 2018, un groupe de recherche des universités de Genève, Neuchâtel et Lausanne a envoyé plus de 11'000 demandes de visites de logements dans toute la Suisse. Certains formulaires étaient remplis avec des noms locaux typiques, d'autres avec des noms suggérant des origines allemande, française, italienne, kosovare ou encore turque. 'Les personnes portant un nom kosovar ou turc ont beaucoup moins de chances d'être invitées à visiter un appartement', écrivent les auteurs. Le handicap est particulièrement grave pour les personnes aux noms à consonance étrangère si elles sont intéressées par un appartement très bon marché d'un propriétaire privé. Dans ces cas, le taux de réponse positive est inférieur de près de dix points à celui des personnes ayant un patronyme suisse.

Zentralschweiz am Sonntag/Ostschweiz am Sonntag: Depuis le 1er juin, la libre circulation totale des personnes s'applique également à la Bulgarie et à la Roumanie, Etats membres de l'UE. Il n'y aura pas de vague d'immigration, affirme le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). 'En 2018, nous avions un solde migratoire en provenance de Roumanie et de Bulgarie d'environ 3400 personnes', explique le chef de la Direction du travail du SECO Boris Zürcher dans un entretien avec les journaux alémaniques Ostschweiz am Sonntag et Zentralschweiz am Sonntag. Il n'y a aucune raison que ce nombre explose. Berne avait activé au 1er juin 2017 une clause de sauvegarde lui permettant de limiter les autorisations de séjour pour les travailleurs de ces deux pays. Il l'avait prolongé d'un an, un an plus tard. La Suisse a accepté d'étendre la libre circulation des personnes à la Bulgarie et la Roumanie en 2009 et ne pouvait appliquer un régime transitoire avec des limites plus de dix ans.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus