Reconnu coupable d'avoir escroqué les HUG pour 22 millions

L'ancien chef comptable des HUG et un avocat ont été condamnés vendredi à de la prison ferme ...
Reconnu coupable d'avoir escroqué les HUG pour 22 millions

Reconnu coupable d'avoir escroqué les HUG pour 22 millions

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

L'ancien chef comptable des HUG et un avocat ont été condamnés vendredi à de la prison ferme par le Tribunal correctionnel de Genève. Chargés du recouvrement des factures impayées de l'hôpital, les deux hommes ont détourné environ 22 millions de francs.

L'ex-comptable des HUG (Hôpitaux universitaires de Genève), âgé de 62 ans, a écopé de 30 mois de prison, dont 6 mois ferme, pour escroquerie et faux dans les titres. L'avocat, âgé de 61 ans, s'est vu, pour sa part, infliger une peine de 36 mois de prison, dont 10 mois ferme, pour escroquerie par métier et faux dans les titres.

Vendredi passé, les défenseurs des accusés avaient plaidé l'acquittement de leurs clients. Le premier procureur Stéphane Grodecki, pour sa part, avait requis, à la fin des débats, des peines de prison ferme contre les deux prévenus, soit 4 ans pour le comptable et 5 ans pour l'avocat genevois.

De vieux amis

Les deux prévenus sont d'anciens camarades d'études. En 2007, le comptable avait confié à son ami avocat le soin de s'occuper des procédures de recouvrement des HUG. Le système mis en place par les accusés était opaque. Ils étaient seuls à disposer d'une vue précise des frais de recouvrement, a relevé le tribunal correctionnel.

L'avocat touchait ainsi 42 francs par sommation, même si pour ce travail il ne faisait qu'apposer sa signature sur un document fourni par les HUG. Ce forfait n'a jamais été divulgué. Les deux accusés avaient pris le soin de mettre en place 'un huis clos' pour empêcher l'hôpital de connaître le coût du recouvrement.

L'avocat s'est aussi fait payer des heures au tarif de la profession alors que l'activité déployée était purement de nature administrative. De son côté, l'ancien haut cadre des HUG, par des tours de passe-passe comptables, masquait le coût réel du recouvrement pour coller au budget qui avait été alloué.

/ATS
 

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