Race for Water lance sa deuxième odyssée

Après un premier bilan affligeant sur l'état des océans réalisé en 2015, Race for Water lance ...
Race for Water lance sa deuxième odyssée

Race for Water lance sa deuxième odyssée

Photo: Keystone

Après un premier bilan affligeant sur l'état des océans réalisé en 2015, Race for Water lance une seconde expédition sur cinq ans. Elle se déroulera à bord du catamaran 100% autonome Race for Water (anciennement Planet Solar). Départ prévu de France en avril 2017.

L'équipage profitera des événements à portée internationale pour faire escale dans des zones d'intérêt pour la recherche scientifique et atteindre une large audience. Son objectif: promouvoir des solutions concrètes de valorisation des déchets à terre et lutter contre la pollution des océans, indique la Fondation Race for Water mercredi dans un communiqué.

Trois zones d'études

Le bateau servira de plate-forme pédagogique, de laboratoire itinérant et de support de démonstration pour la promotion des 'clean tech'. De 2017 à 2018, il visitera la zone Bermudes et Californie, pour profiter de l'écho médiatique de l'America's Cup.

De 2018 à 2020, ce sera le Pacifique nord et la mer de Chine avec les Jeux olympiques de Tokyo. Enfin, il s'intéressera au Moyen-Orient, où se déroulera l'exposition universelle de Dubaï.

La Fondation basée à Lausanne veut ainsi poursuivre les travaux entamés en 2015 lors de sa première odyssée effectuée sur un trimaran. Dénonçant une soupe de plastique, elle avait tiré un bilan implacable de la visite des cinq grandes zones mondiales de concentration des déchets: un nettoyage des océans à grande échelle est irréaliste.

De ce constat amer, Marco Simeoni, président et fondateur de Race for Water, souhaite avec cette seconde odyssée 'souffler un élan de positivisme dans la préservation de l'eau' et 'intensifier l'action' de la fondation, lit-on dans le communiqué.

Technique hydrogène

Pour pérenniser cette seconde expédition, la Fondation dispose du tout premier navire démonstrateur au monde, utilisant uniquement des énergies propres et renouvelables à l'infini pour sa propulsion et sa vie à bord. Fonctionnant à l'énergie solaire, il sera équipé d'un prolongateur d'autonomie utilisant les techniques hydrogène, développé par la société Swiss Hydrogen.

Cette énergie supplémentaire totalement propre, stockée sous forme d'hydrogène gazeux comprimé, est générée grâce à l'exploitation de l'excédent d'énergie produite par le générateur solaire. L'hydrogène est fabriqué à bord par électrolyse (rupture de la molécule d'eau H20) d'eau de mer préalablement récupérée au large et désalinisée.

Le système embarqué permettra de quadrupler l'autonomie du navire. Egalement cité dans le communiqué, Gérard d'Abboville, capitaine du navire, s'est dit fier de ce défi nautique et technologique à bord d'un bateau hybride.

/ATS


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