Quatre randonneurs à ski morts dans une avalanche en Valais

Quatre randonneurs allemands à ski sont décédés dans la région de Grünhornlücke sur la commune ...
Quatre randonneurs à ski morts dans une avalanche en Valais

Quatre Allemands morts dans une avalanche en Valais

Photo: KEYSTONE/METEOCENTRALE.CH

Quatre randonneurs allemands sont décédés dans la région de Grünhornlücke sur la commune de Fieschertal (VS). Emportés par une avalanche vendredi, ils ont été retrouvés sans vie samedi. Le groupe était parti en direction de la Konkordiahütte.

Le groupe d’Allemands était parti vendredi à 9h00 de la Finsteraarhornhütte. Sans nouvelles de leur part en soirée, le gardien de la cabane Konkordia a donné l'alerte. Un vol de recherche a immédiatement été effectué. Plusieurs avalanches ont été constatées sur l'itinéraire emprunté par le groupe à plus de 3000 mètres d'altitude, a indiqué dimanche la police cantonale.

En raison du mauvais temps, les recherches n'ont pu reprendre que samedi. Les quatre randonneurs ont été localisés dans l'après-midi par le Secours régional de Goms et Air-Zermatt sous un cône d'avalanche. Les quatre victimes étaient toutes équipées de détecteurs de victime d’avalanche.

Les secours n’ont pu que constater leur décès. L'identification des victimes est en cours. Le Ministère public a ouvert une enquête. Dix-neuf personnes au total ont perdu la vie cet hiver dans des avalanches, selon l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (SLF).

L'accident de vendredi est le plus grave en Suisse depuis le 16 mars 2018. Un Vaudois et trois Français avaient été mortellement blessés hors du domaine skiable dans le Vallon d'Arbi.

Danger d'avalanche marqué

L'itinéraire sur lequel évoluait le groupe n'est pas réputé dangereux, mais les conditions actuellement changeantes requièrent le plus grande prudence, a indiqué Mathias Volken, porte-parole de la police valaisanne interrogé dans le journal de la mi-journée de la télévision RTS.

Le danger d'avalanche est encore marqué (degré 3 sur 5) sur tout l'Arc alpin, selon SFL. Un simple randonneur peut ainsi déclencher à lui seul une grosse coulée. Les tours à peau de phoque exigent donc une grande expérience en matière de danger d'avalanche.

/ATS
 

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