Près d'un Suisse sur deux se dit croyant, selon un sondage

Près d'un Suisse sur deux se dit croyant, selon un sondage réalisé auprès de plus de 1000 personnes ...
Près d'un Suisse sur deux se dit croyant, selon un sondage

Près d'un Suisse sur deux se dit croyant, selon un sondage

Photo: Keystone

Près d'un Suisse sur deux se dit croyant, selon un sondage réalisé auprès de plus de 1000 personnes. Les agnostiques sont les plus nombreux parmi les jeunes.

Le Réseau évangélique suisse (églises libres - protestants) a mandaté l'Institut de recherche gfs pour réaliser cette étude publiée lundi. Selon les résultats, 53% des personnes interrogées se considèrent comme croyantes ou très croyantes. Seules 8% d'entre elles se décrivent comme athées.

Liés à une Eglise

Près de quatre personnes sur cinq (79%) se sentent appartenir à l'Eglise catholique (39%), à la communauté protestante (39%) ou à une Eglise libre. Celles sans confession se chiffrent à 14% et celles affiliées à d'autres confessions à 5%.

Le sondage a été mené entre le 23 mars et le 9 avril en Suisse alémanique et en Suisse romande auprès de 1005 personnes, par téléphone. L'intervalle de confiance est de +/- 3,2%.

La proportion de croyants en Suisse, comme celle appartenant aux différentes confessions, fait débat. Ce sondage, réalisé sur mandat des évangéliques, a été lancé en réaction à un article publié le 17 avril par le journal alémanique '20 Minuten', qui se demandait si la Suisse devenait de plus en plus athée. Selon WIN/Gallup, 38% seulement de la population suisse se considère comme 'religieuse'.

La guerre des chiffres

En matière religieuse, ce sont les statistiques de l'Office fédéral de la statistique et les bases de données des églises cantonales qui font foi. Les informations de ces deux instances ne coïncident toutefois pas toujours, surtout depuis la fin du recensement global de la population en 2010 et le passage au sondage par carottage.

Les autorités, souvent soumises aux pressions budgétaires, sont de plus en plus sensibles au nombre de paroissiens. Cela vient du fait que la plupart des cantons et des communes (à l'exception des cantons de Genève et de Neuchâtel en Suisse romande) versent l'argent de l'impôt ecclésial (ou autres formes) qui fait fonctionner les églises catholique et protestante.

Selon les chiffres de l'OFS, depuis 1970, les évangéliques réformés (protestants) sont passés de 48,8% à 26,1% en 2013 et les catholiques de 46,7% à 38%. Pendant ce temps, les sans confession ont grimpé de 1,2% à 22,2% et les communautés islamiques de 0,2% à 5,1%. L'intervalle de confiance est de +/-0,2%.

/ATS


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