Pour les ados suisses, le bonheur ne dépend pas de la réussite

Les adolescents suisses sont bien moins ambitieux que leurs contemporains des pays de l'OCDE ...
Pour les ados suisses, le bonheur ne dépend pas de la réussite

Pour les ados suisses, le bonheur ne dépend pas de la réussite

Photo: Keystone

Les adolescents suisses sont bien moins ambitieux que leurs contemporains des pays de l'OCDE et très peu tiennent à obtenir un titre universitaire. Cela ne les empêche pas d'être contents de leur vie, davantage même que les autres jeunes sondés.

Seuls 40% des écoliers suisses âgés de quinze ans veulent être les meilleurs de la classe, contre 60% en moyenne dans les autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon un rapport publié mercredi par l'étude PISA.

Les jeunes Helvètes ne sont que 27% à vouloir aller à l'université, contre 44% dans les autres pays. Le système de formation suisse, qui mise autant sur l'apprentissage que les hautes écoles, n'y est certainement pas étranger.

Matheux malheureux

L'étude relève que les bonnes notes à l'école ne riment pas toujours avec bonheur. Dans certains pays, les jeunes sont forts en mathématiques et en sciences, mais ne sont pas vraiment bien dans leur vie.

Une remarque qui ne concerne pas la Suisse: 'La Finlande, les Pays-Bas et la Suisse parviennent à allier bons résultats scolaires avec une grande satisfaction des écoliers', selon l'étude. Leur bien-être ne dépend pas du nombre d'heures de cours ou de contrôles, mais de leurs relations avec leurs professeurs et leurs parents.

Les jeunes Suisses figurent ainsi parmi les élèves les plus satisfaits des 35 pays de l'OCDE sondés. Sur une échelle de 0 à 10, ils estiment leur satisfaction à 7,72. Seuls les jeunes Mexicains, Finnois, Néerlandais et Islandais sont plus heureux. Près de 40% des jeunes Suisses sont 'très contents' de leur vie, 7% en sont insatisfaits.

Une grande majorité de jeunes Suisses (88%) ne se sent pas exclue par les autres. Il faut aller en Espagne, en Italie, en Corée du Sud ou aux Pays-Bas pour trouver des jeunes encore mieux admis par leurs pairs.

Cela n'empêche toutefois pas le mobbing. Il représente un problème important pour les élèves suisses: près de 17% admettent être victimes de moqueries à l'école (près de 19% au sein de l'OCDE). Près de 3% se retrouvent régulièrement à devoir affronter les coups des autres enfants (4,3% dans l'OCDE).

Sport réel plutôt que virtuel

L'étude montre également que les jeunes Suisses passent quotidiennement beaucoup de temps sur Internet: deux heures pendant la semaine, et plus de deux heures et demie le week-end. C'est toutefois moins que dans les autres pays, où il grimpe à près de deux heures et demie la semaine et dépasse les trois heures le week-end.

Seuls les Sud-Coréens et Japonais font mieux: une heure et demie la semaine, et moins d'une heure le week-end. Ce temps de libre est passé à l'extérieur à faire du sport: 73% des jeunes Suisses disent avoir une activité sportive avant ou après l'école. Les élèves les plus sportifs sont cependant les Hongrois, avec 80% de jeunes sportifs.

L'étude PISA a publié en décembre 2015 un rapport sur les connaissances et les compétences des élèves âgés de 15 ans. Des informations ont également été récoltées sur le bien-être de ces adolescents. Quatre domaines ont été passés au crible: leurs résultats à l'école, leurs relations avec leurs camarades et leurs professeurs, leur vie à la maison et ce qu'ils font de leur temps libre.

/ATS
 

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