Pour les Suisses, il est trop tard pour sauver la planète

Moins d'un tiers (31%) des Suisses pensent qu'il y a encore assez de temps pour 'sauver la ...
Pour les Suisses, il est trop tard pour sauver la planète

Pour les Suisses, il est trop tard pour sauver la planète

Photo: KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Moins d'un tiers (31%) des Suisses pensent qu'il y a encore assez de temps pour 'sauver la planète', selon une enquête publiée jeudi dans le Temps. Les leaders d'opinion se montrent moins inquiets et sont 55% à penser qu'il y a encore du temps.

Autant le grand public (69%) que les leaders d'opinion (73%) pensent que les politiciens suisses ne font pas ce qui est nécessaire pour le climat, révèle l'enquête Sophia, réalisée par M.I.S Trend à l'occasion du Forum des 100 du Temps.

En cause notamment la révision de la loi sur le CO2 qui a été refusée par le Conseil national. Plus de deux tiers des sondés des deux camps sont pour des lois contraignantes.

La question de l'environnement devrait ainsi s'inviter aux élections fédérales en octobre. La position des candidats en matière d'écologie sera importante pour le grand public (74%) et pour les leaders d'opinion (81%). Environ un tiers des sondés des deux groupes pensent même qu'elle sera très importante, selon cette étude.

La mobilisation des jeunes pour le climat devrait d'ailleurs avoir un impact positif sur la politique, selon 55% du grand public et 80% des leaders d'opinions. En revanche, les deux groupes sont plutôt sceptiques sur le fait qu'elle fasse bouger les choses au niveau économique.

La technologie comme dernier rempart

Ils ne sont pas très convaincus par de possibles changements venant du gouvernement. Ils sont seulement 22% à penser que les mesures prises par la Berne fédérale seront déterminantes pour améliorer la situation. Ils croient avant tout à l'avancée de la science et des nouvelles technologies, qui seront le moteur du changement pour 63% de la population et 74% des leaders d'opinion.

En attendant, les Suisses font des efforts. Ils sont 94% à adapter leur façon de vivre au regard de l'écologie, mais 75% pensent qu'ils pourraient en faire plus.

Ces actions risquent toutefois d'être insuffisantes, alors que les scientifiques préviennent de l'urgence de la situation. Pour limiter le réchauffement climatique à +1,5 degré, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50% d'ici 2030 par rapport à 2010. La biodiversité est également menacée avec une accélération d'extinction des espèces qui pourrait provoquer de graves effets sur les populations.

L'étudea été menée sur internet du 7 au 18 mars 2018, auprès de 532 Romands, 520 Alémaniques et 212 Tessinois avec une marge d'erreur de +/-2,6%. Par ailleurs 407 politiciens, chefs d'entreprises, personnalités de l'économie et de la culture ou encore scientifiques y ont pris part, en tant que leaders d'opinion. Pour ce groupe, la marge d'erreur est de +/-4,9%.

/ATS
 

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