Pour Fabrice A., la situation « a dérapé »

Accusé de l'assassinat d'une sociothérapeute lors d'une sortie accompagnée, Fabrice A. a nié ...
Pour Fabrice A., la situation « a dérapé »

Pour Fabrice A., la situation

Photo: Keystone

Accusé de l'assassinat d'une sociothérapeute lors d'une sortie accompagnée, Fabrice A. a nié toute préméditation. Il a toutefois émis des regrets et a répété lundi devant le Tribunal criminel de Genève qu'il voulait s'enfuir ce 12 septembre 2013. Mais il a paniqué.

Le prévenu a indiqué à la cour regretter ce qui s'est passé. 'Il ne se passe pas un jour sans que j'y pense, c'est très lourd à porter', a-t-il déclaré, tout en reconnaissant l'immense peine qu'il a infligée à la famille de la victime. Quant à son trouble, il constate qu'il doit faire du mal aux femmes, malgré lui. 'Cela ne me fait pas plaisir.'

Arrivé dans les environs du centre d'équithérapie où il avait rendez-vous, Fabrice A. a ceinturé Adeline, lui exhibant son couteau. Il lui a expliqué qu'il allait l'attacher à un arbre avant de fuir en Pologne. L'idée de l'égorger lui est venue lorsqu'un cavalier est passé à côté d'eux. 'Je n'ai pas un esprit très sain. Mais là, je n'étais pas dans un état normal du tout', a-t-il déclaré.

Selon les médecins légistes, la victime a dû perdre connaissance après cinq à dix minutes. Fabrice A. nie avoir passé autant de temps à côté d'elle. 'Ce serait le paroxysme du sadisme', a-t-il affirmé à la cour, bien qu'il ait admis l'avoir vue évanouie. Il a aussi nié toute bagarre. 'Elle n'a opposé aucune résistance.'

Alors qu'un viol lui avait procuré un 'très bon trip', le fait d'approcher le couteau de la gorge de sa victime lui a donné un 'sentiment de puissance extrême', plaisir qu'il a ressenti durant les mois qui ont suivi les faits. 'Ce n'est pas la mise à mort qui a été jouissive, mais la capacité de vie ou de mort', a avancé Fabrice A., niant toute dimension sexuelle à son geste.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes