Petra Gössi exige un plan clair pour déconfiner

A l'assemblée des délégués du PLR en visioconférence samedi, la présidente Petra Gössi a exigé ...
Petra Gössi exige un plan clair pour déconfiner

Petra Gössi exige un plan clair pour déconfiner

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

A l'assemblée des délégués du PLR en visioconférence samedi, la présidente Petra Gössi a exigé un scénario clair de sortie des mesures anti-Covid. Le plan de 100 jours du parti montre la voie, selon elle.

Protéger, dédommager et vacciner sont les piliers de la politique actuelle contre le Covid-19. Mais les quarantaines 'insensées' doivent disparaître et les cantons doivent accélérer et améliorer les versements des soutiens financiers. En outre, la campagne de vaccination a mal commencé et, vu les cas d'infection en diminution et les mutants, une perspective doit être dessinée, selon Mme Gössi.

Le PS essaie de se profiler comme sauveur des PME, mais il oublie que les entreprises dépendent surtout de conditions-cadres libérales, a ajouté la cheffe du PLR. Quand le PLR défend des allègements, il rencontre l'opposition de la gauche. L'aide aux entreprises est actuellement une bonne chose, mais pas avec l'arrosoir.

Les libertés sont en ce moment terriblement restreintes. C'est un coup à l'estomac pour le PLR. Un retour à la normale doit se faire aussi rapidement que possible, a insisté Petra Gössi.

La crise n'est pas terminée

S'exprimant également par visioconférence, le ministre des affaires étrangères PLR Ignazio Cassis a affirmé que le Conseil fédéral en avait aussi assez de la pandémie, mais que la crise n'était pas encore terminée.

Le gouvernement a averti que le nombre de cas pourrait à nouveau augmenter en raison des mutations du coronavirus. Un nouveau confinement serait le pire scénario imaginable, a insisté le Tessinois. Il faut éviter cela. La société, le fédéralisme et l'économie doivent être réparés.

Concernant l'accord-cadre avec l'UE, M. Cassis a déclaré que l'échec n'était pas une honte, mais que ceux qui exigeaient l'abandon de l'exercice maintenant devaient se demander s'ils avaient peur d'un bon accord. Les alternatives ont leur prix, mais il ne faut pas oublier que l'accord-cadre concerne un arrangement avec de bons voisins, a-t-il relevé.

Sa collègue du même parti, Karin Keller-Sutter, a elle plaidé devant les délégués en faveur la loi sur l'identité électronique, qui sera soumise au peuple le 7 mars prochain. Elle a affirmé que la crainte d'une transmission de données à des tiers n'était pas fondée et qu'il serait toujours possible de faire des achats sur Internet sans identité électronique.

Oui à la loi Covid 19

En vue des votations du 13 juin prochain, les délégués se sont prononcés en faveur de la loi Covid-19 par 146 voix contre 31. Le projet de loi, qui donne une base légale aux mesures du Conseil fédéral dans la lutte contre la pandémie, est combattu par référendum.

Ce texte ne fait que garantir la validité juridique des mesures prises, a déclaré Damian Müller (FDP/LU), membre du Conseil des Etats. L'indemnisation des personnes qui ont souffert de ces mesures est essentielle. En outre, la validité de la loi est limitée à la fin de 2021.

Loi antiterroriste

Les délégués ont rejeté une motion d'ordre visant à organiser un débat sur la loi antiterroriste, également soumise au peuple le 13 juin. Les jeunes libéraux-radicaux, qui rejettent ce texte, estimaient que les délégués devaient se prononcer sur une telle 'loi anti liberté'.

La présidente du parti, Petra Gössi, a déclaré que la Conférence des présidents des partis cantonaux avait décidé vendredi par 29 voix contre 5 et deux abstentions de voter en faveur de la loi.

Mots d'ordre partiels dimanche

Les mots d'ordre du parti relatifs aux initiatives sur les pesticides et l'eau potable, aussi soumises au peuple le 13 juin, ne seront connus que dimanche, lorsque les délégués pourront voter. Des problèmes techniques ont en effet entravé le vote samedi.

Les femmes PLR commenceront pour leur part à recueillir des signatures pour leur initiative réclamant l'instauration de l'imposition individuelle le 9 mars. Seul un tel système est à même d'éliminer les injustices fiscales, ont-elles expliqué samedi.

/ATS
 

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