Peine définitive pour la parricide de Villeneuve (VD)

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de la femme de 52 ans qui avait tué son père en 2014 ...
Peine définitive pour la parricide de Villeneuve (VD)

Peine définitive pour la parricide de Villeneuve (VD)

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de la femme de 52 ans qui avait tué son père en 2014 à Villeneuve (VD). La peine de 16 ans infligée par la justice vaudoise pour assassinat et faux dans les titres est donc définitive.

Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral rejette le grief d'arbitraire dans l'appréciation des preuves. La recourante n'est pas parvenue à démontrer que la justice vaudoise aurait tiré des conclusions insoutenables des expertises psychiatriques, des témoignages de tiers sur le comportement de son père et de ses propres déclarations.

Vu la faiblesse de ses affirmations, le Tribunal cantonal était fondé à écarter les accusations d'abus sexuels lancées par la recourante, estiment les juges fédéraux.

Faux testaments

La cour n'a pas retenu non plus l'arbitraire concernant les faux testaments rédigés par la condamnée. La justice vaudoise avait déjà considéré que ses motivations n'étaient pas purement financières - la fortune de la victime s'élevait à près de 5 millions de francs - mais aussi émotionnelles face à un père manipulateur qui évoquait le projet de se remarier.

Enfin, le Tribunal fédéral se rallie à la qualification d'assassinat retenue par les juges vaudois. Ces derniers avaient certes reconnu que la femme avait agi dans un contexte conflictuel et dans un état émotionnel qui ne correspond pas à la froideur habituelle de l'assassin.

Egoïsme absolu

Cependant, l'ensemble des actes apparaissait comme empreint d'un égoïsme absolu, avait souligné le Tribunal cantonal. Au lieu de chercher de l'aide auprès d'un thérapeute ou de gérer elle-même la situation comme sa formation de sociologue pouvait l'y aider, la meurtrière avait préféré entraîner son fils dans son expédition homicide.

Au soir du 5 novembre 2014, la recourante et son fils de 23 ans s'étaient rendus, tout de noir vêtus, à la villa de l'octogénaire. Après l'avoir attiré à l'extérieur, ils l'avaient poussé dans un escalier en pierre.

Comme le vieil homme était pratiquement indemne, les deux meurtriers l'avaient roué de coups, avec une canne et un parapluie, lui infligeant de multiples plaies et fractures sur la tête et le corps. Pour l'achever, ils l'avaient étranglé avec une écharpe. Celle-là même que le fils avait offerte à son grand-père pour Noël.

Condamné en première instance à dix ans de réclusion pour assassinat, le fils n'a pas fait recours. (arrêt 6B_654/2018 du 5 septembre 2018)

/ATS
 

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