Peine confirmée pour l'éleveur de « pigeons kamikaze »

La peine de 15 mois de prison avec sursis prononcée par la justice zurichoise contre un colombophile ...
Peine confirmée pour l'éleveur de « pigeons kamikaze »

Peine confirmée pour l'éleveur de

Photo: KEYSTONE/AP/AARON FAVILA

La peine de 15 mois de prison avec sursis prononcée par la justice zurichoise contre un colombophile est définitive. Le recours de cet homme, qui empoisonnait des rapaces en leur offrant pour proie des pigeons enduits de poison, a été rejeté par le Tribunal fédéral.

Condamné à 300 jours-amendes à 30 francs avec sursis par le Tribunal d'arrondissement de Bülach, ce Kosovar de 38 ans avait vu sa peine aggravée par la Cour suprême du canton de Zurich. Celle-ci avait retenu que l'accusé avait lâché un pigeon imprégné d'un produit hautement toxique dans l'espoir d'empoisonner un rapace.

Le pot-aux-roses avait été découvert par un policier expert de la protection de la faune. Son attention avait été attirée par un pigeon portant une marque de peinture et sans bague, qui cherchait à entrer dans un colombarium. Appelé sur place, le propriétaire avait tenté en vain de le chasser. Mais le pigeon était revenu vers son enclos et avait été finalement emporté par le service vétérinaire.

'Pigeons kamikazes'

Depuis plusieurs années, Birdlife Suisse signalait des empoisonnements de rapaces, en particulier de faucons pélerins, une espèce très menacée qui attrape ses proies en plein vol. Des éleveurs de pigeons voyageurs participant à des compétitions étaient soupçonnés d'être à l'origine de cette hécatombe en lâchant des 'pigeons kamikazes' enduits de poison.

Dans un arrêt publié mercredi, le Tribunal fédéral rejette tous les griefs du recourant. La justice zurichoise pouvait estimer à bon droit que le pigeon appartenait à cet éleveur puisqu'il était le seul dans la région à détenir cette race et vu le comportement du volatile qui cherchait à regagner le colombarium. De plus, l'homme s'était indigné devant les policiers de ne plus avoir le droit de sprayer ses pigeons.

Les juges zurichois pouvaient aussi retenir comme mobile le fait que l'éleveur participait à des concours. Ses dossiers - en particulier les classements - mentionnaient fréquemment que des oiseaux avaient été perdus en raison d'attaques de rapaces. (arrêt 6B_266/2018 du 18 mars 2019)

/ATS
 

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