Pas de libération conditionnelle pour l'abuseur d'enfants

Condamné en 1998 pour des actes d'ordre sexuels sur des enfants et des tentatives d'assassinat ...
Pas de libération conditionnelle pour l'abuseur d'enfants

Pas de libération conditionnelle pour l'abuseur d'enfants

Photo: KEYSTONE/ENNIO LEANZA

Condamné en 1998 pour des actes d'ordre sexuels sur des enfants et des tentatives d'assassinat, René Osterwalder reste interné. Sa requête en libération conditionnelle a été rejetée par le Tribunal fédéral.

Détenu au pénitencier de Regensdorf (ZH) depuis 2000, l'homme a déposé à fin juillet 2016 une demande de libération conditionnelle auprès de l'Office d'exécution des peines du canton de Zurich qui l'a rejetée. Une décision confirmée par le Tribunal administratif zurichois appelé à statuer en dernière instance cantonale.

Dans l'arrêt publié vendredi, les juges de Mon Repos n'ont évoqué que brièvement cette demande. Ils ont rejeté le recours de M. Osterwalder parce que son mémoire n'était pas suffisamment motivé.

Procédure trop lente

Le Tribunal fédéral a reconnu en revanche la violation du principe de célérité invoquée par le recourant. En effet, la procédure a traîné durant 11 mois, une durée jugée exagérée, même si M. Osterwalder lui-même a demandé la prolongation d'un mois d'un délai.

Aucun dédommagement n'a été accordé au recourant car le Tribunal fédéral estime que le dommage causé est faible. Il a cependant constaté expressément la violation du principe de célérité dans son jugement.

René Osterwalder avait été jugé en mai 1998 par la justice zurichoise pour tentatives de meurtres, lésions corporelles graves, actes d'ordre sexuels avec des enfants et attentats à la pudeur, notamment. Le tribunal l'avait condamné à une peine privative de liberté de 17 ans et ordonné l'internement.

En 1991 et 1992, l'homme avait abusé d'un bébé et d'un petit enfant qui lui avaient été confiés par des connaissances et les avait torturés. Il avait aussi filmé ses méfaits. En 1992, il s'était livré à des actes d'ordre sexuel avec un garçon de 12 ans. (arrêt 6B_790/2017)

/ATS
 

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