Les Verts derrière Isabelle Moret, le PBD pour Pierre Maudet

Les langues se délient un peu à la veille de l'élection à la succession du conseiller fédéral ...
Les Verts derrière Isabelle Moret, le PBD pour Pierre Maudet

Les Verts derrière Isabelle Moret, le PBD pour Pierre Maudet

Photo: Keystone

Les langues se délient un peu à la veille de l'élection à la succession du conseiller fédéral Didier Burkhalter. Les Verts soutiendront Isabelle Moret et le PBD Pierre Maudet. Le PS, le PDC et le PVL ne tranchent pas entre la Vaudoise, le Genevois et Ignazio Cassis.

Les trois candidats PLR ont été passés au crible du PS, du PBD et du PVL, une semaine après les premières auditions. La conseillère nationale vaudoise Isabelle Moret, le conseiller national tessinois Ignazio Cassis et le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet ont ainsi été interrogés tour à tour par les parlementaires de toutes les formations.

Le PBD pour Maudet

Le PBD a estimé les trois candidats libéraux-radicaux 'très capables'. Une majorité du parti a préféré celui jugé le plus ministrable et capable de trouver des solutions consensuelles: Pierre Maudet. 'Il est celui qui a le plus d'expérience dans un gouvernement, et qui est capable d'avoir l'indépendance et le courage politiques nécessaires pour prendre des décisions au sein d'un collège', a précisé la présidente du groupe Rosmarie Quadranti (ZH).

Les Verts soutiendront 'majoritairement' Isabelle Moret, ont-ils écrit mardi. Lors des auditions qui se sont déroulées la semaine dernière, la Vaudoise a livré une prestation 'extrêmement convaincante'. A qualifications égales, les Verts s'engagent à soutenir le genre le moins représenté, soit les femmes.

Pas de candidature sauvage

Le PDC reste quant à lui cloîtré dans son refus d'émettre une consigne de vote. Les trois candidats sont qualifiés pour le Conseil fédéral et éligibles, s'est contenté de communiquer le parti à l'issue d'une discussion 'ouverte et détaillée'. Le PDC, qui a auditionné les trois poulains il y a une semaine, ne soutiendra pas de candidat sauvage.

Le Parti socialiste, bien qu'il regrette l'absence de la Tessinoise Laura Sadis sur le ticket PLR, ne soutiendra pas non plus de candidature externe.

Il n'est toutefois pas parvenu à trancher. 'Il y a des voix pour les trois candidats, et certains d'entre nous restent indécis', a déclaré le président du groupe parlementaire Roger Nordmann (VD) après les auditions. 'Nous n'émettons donc pas de recommandation'. Le groupe tiendra une séance extraordinaire demain à 07h00.

Même absence de décisions chez les sept Vert'libéraux, divisés: leurs voix se répartiront entre les trois candidats officiels, a indiqué la cheffe du groupe Tiana Moser. 'Les trois candidats ont des avantages et des inconvénients et les membres du groupe leur accordent une importance différente', a ajouté la Zurichoise.

Les points qui plaisent au PVL sont la politique étrangère et les bilatérales chez M. Maudet, et le fait de représenter l'aile la plus écologique du PLR pour Mme Moret et M. Cassis, a résumé Mme Moser. Chacun des candidats compense aussi une catégorie sous-représentée au gouvernement: les villes pour le Genevois, le Tessin pour M.Cassis et les femmes pour la Vaudoise.

Un grand favori

Sorti en trombe de la salle où sont réunis les élus PBD, Pierre Maudet s'est refusé à tout commentaire. Après son marathon d'auditions, Ignazio Cassis s'est montré nettement plus prolixe. Il voit enfin la ligne d'arrivée.

'J'ai fait ce que j'ai pu'. Interrogé sur ses chances d'être élu, le favori préfère attendre: 'On verra demain'. Une semaine après l'audition de l'UDC, qui l'a majoritairement soutenu, le Tessinois est passé devant le PS. Un parti avec lequel le PLR a pu travailler, par exemple sur l'immigration de masse.

Les questions n'en sont pas moins restées incisives. Parmi les thèmes abordés figuraient la question européenne, la politique énergétique, les finances et l'attitude en tant que conseiller fédéral. 'Je suis resté moi-même, un libéral'.

Après ses trois auditions, Isabelle Moret a relevé que 'c'est très bien allé. C'était passionnant de répondre aux questions et j'ai bien pu présenter ma vision de la Suisse et mes positions, notamment sur l'Europe ou la société'.

Le verdict tombera mercredi au moment où le président de l'Assemblée fédérale, le conseiller national Jürg Stahl (UDC/ZH), annoncera depuis le perchoir 'Gewählt ist....' ('Est élu...'). La nuit précédant l'élection est connue pour ses intrigues.

/ATS
 

Articles les plus lus