Nouvelle chance pour les parents qui adoptent

Les parents qui adoptent un enfant pourraient bénéficier d'un congé. Le Conseil national a ...
Nouvelle chance pour les parents qui adoptent

Nouvelle chance pour les parents qui adoptent

Photo: KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT

Les parents qui adoptent un enfant pourraient bénéficier d'un congé. Le Conseil national a décidé vendredi de laisser une chance au projet visant à faire bénéficier ces couples d'un congé de deux semaines. Il a refusé par 102 voix contre 90 de le classer.

L'adoption est une décision relevant de la responsabilité individuelle, a fait valoir Marco Chiesa (UDC/TI) au nom de la commission. Il n'appartient donc pas à l'Etat d'apporter une aide financière.

Contrairement à la maternité, l’adoption n’est en outre pas liée directement à un accouchement et n’induit pas la nécessité de protéger la santé de la mère. Il ne l'empêche pas non plus de travailler, a ajouté le Tessinois. En vain.

Les députés ont maintenu le projet. L'intérêt de l'enfant doit primer, a souligné Benjamen Roduit (PDC/VS). Il est essentiel pour l’enfant d’évoluer dans un climat de confiance et de pouvoir nouer des liens avec ses parents adoptifs. Ce lien émotionnel doit d’abord pouvoir être créé, puis pérennisé.

Deux semaines

La révision de la loi sur les allocations pour perte de gain (APG) vise à appliquer une initiative parlementaire de Marco Romano (PDC/TI). Elle prévoit un congé de deux semaines lors de l’adoption d’un enfant de moins de quatre ans.

Les parents adoptifs seraient libres de choisir lequel des deux bénéficiera du congé. Ils auraient aussi la possibilité de partager ce congé entre eux. Il ne serait pas indispensable d’interrompre complètement son activité professionnelle pour avoir droit à une allocation: une réduction du taux d’occupation d’au moins 20% serait suffisante.

Lorsque l’interruption est complète, l’indemnité équivaudrait à 80% du revenu de l’activité lucrative obtenu avant le début du droit à l’allocation. En cas de réduction du temps de travail, ce serait 80% du revenu correspondant au taux d'occupation non travaillé.

Selon les estimations de l’administration, les coûts seraient inférieurs à 200'000 francs par an (avec l'hypothèse de 80 parents adoptants). Il n'y aurait pas besoin d'augmenter les cotisations aux APG.

/ATS
 

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