Nouveau système d'identification biométrique mis au point en Valais

L'empreinte du réseau veineux des doigts pourrait devenir le système de reconnaissance biométrique ...
Nouveau système d'identification biométrique mis au point en Valais

Nouveau système d'identification biométrique mis au point en Valais

Photo: HES-SO Valais

L'empreinte du réseau veineux des doigts pourrait devenir le système de reconnaissance biométrique du futur. En Valais des chercheurs ont développé un appareil d'imagerie qui enregistre cette empreinte en trois dimensions.

Ainsi scanné, le réseau veineux d'un doigt est très difficile à contrefaire, a expliqué mercredi lors d'une présentation Pierre Roduit, professeur à la HES-SO à Sion. La haute école a travaillé avec l'institut de recherche Idiap à Martigny (VS), actif dans la cybersécurité et une start up de l'EPFL spécialisée dans la protection des documents contre la fraude.

Deux ans de travaux et un budget de 700'000 francs ont été nécessaires au développement d'un prototype dont la production manufacturée doit débuter en été. L'objectif était de développer un système fiable, robuste, à faible coût et ne nécessitant que peu de maintenance, a précisé M. Roduit. Les pays dits émergents pourraient constituer une future clientèle importante. L'usurpation d'identité est monnaie courante dans certains de ces pays.

Longue expérience

La haute école valaisanne et l'Idiap collaborent depuis plusieurs années dans le domaine de l'authentification biométrique basée sur les veines. Mais les capteurs de ce genre qui existent déjà sur le marché produisent une image en deux dimensions. L'ajout de la troisième dimension complexifie considérablement la falsification, précise M. Roduit.

L'appareil mis au point scanne un doigt avec une lumière infrarouge et trois caméras. L'absorption de la lumière par l'hémoglobine du sang fait apparaître le système veineux sur les images. Les données sont numérisées et envoyées à un serveur pour comparaison avec une base de données. Le processus dure moins de deux secondes.

L'appareil peut être utilisé pour contrôler l'accès à un local ou à un ordinateur. Le taux d'erreur est faible, la falsification difficile, l'utilisation simple. Un brevet a été déposé en janvier. Des clients potentiels ont manifesté leur intérêt. notamment en milieu hospitalier.

/ATS
 

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