Neuchâtel: un responsable de la distribution d'électricité condamné

Un collaborateur de Viteos, à Neuchâtel, a été condamné mardi à Boudry (NE) à 45 jours-amende ...
Neuchâtel: un responsable de la distribution d'électricité condamné

Neuchâtel: un responsable de la distribution d'électricité condamné

Photo: Keystone

Un collaborateur de Viteos, à Neuchâtel, a été condamné mardi à Boudry (NE) à 45 jours-amende avec sursis pendant deux ans. Il était jugé pour homicide par imprudence après le décès par électrocution et noyade dans le port du chef-lieu d'un jeune de 17 ans en 2013.

Il était reproché au prévenu, un cadre de l'entreprise de distribution d'électricité, de ne pas avoir contrôlé des installations électriques après des travaux réalisés en 2012 sur un môle du port, afin d'éviter que de l'électricité ne se propage dans l'eau.

Et ce d'autant 'qu'un problème de cet ordre lui avait été signalé' sur un câble par un employé de Viteos la même année, selon l'acte d'accusation. L'audience pénale s'est déroulée devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers.

Le drame s'était déroulé le 18 juin 2013. Le jeune homme se baignait dans le port en compagnie d'un ami, quand il s'était soudainement trouvé paralysé, incapable de nager. Son ami, un bras temporairement engourdi, n'avait pas réussi à le sauver et les secours avaient échoué à le réanimer. La présence d'électricité dans l'eau avait alors été constatée.

Le prévenu avait été rapidement entendu par la police, déclarant ne pas être informé d'éventuels problèmes électriques dans le port. Il avait peu après demandé à être entendu par le procureur, Nicolas Aubert. Il avait notamment confié qu'un de ses subalternes avait ressenti à un certain moment des 'picotements, alors qu'il travaillait au système d'électricité'.

Suite à cette déposition, le procureur lui avait indiqué qu'il passait du statut de source d'informations à celui de prévenu. Le cadre de Viteos avait alors contesté la procédure, affirmant qu'il n'avait pas été informé de ses droits, réclamant que le procès verbal de ce deuxième interrogatoire soit retiré du dossier, et qu'une nouvelle audition soit organisée.

S'assurant les services d'un avocat, il avait déposé des recours, jusqu'au Tribunal fédéral (TF), qui l'a débouté en juillet 2015.

/ATS


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