Mineur lourdement condamné pour brigandage

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'un jeune homme condamné par la justice bernoise à ...
Mineur lourdement condamné pour brigandage

Mineur lourdement condamné pour brigandage

Photo: KEYSTONE/MARCEL BIERI

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'un jeune homme condamné par la justice bernoise à 7 ans et 5 mois d'emprisonnement en octobre dernier. Il avait été convaincu de mise en danger de la vie d'autrui et brigandage qualifié.

Durant une nuit de décembre 2014, cet orphelin de parents toxicomanes avait quadrillé les rues en voiture avec trois comparses. La bande était à la recherche de personnes vulnérables afin de les détrousser. Un malheureux avait été tabassé et délesté de son argent et de son téléphone portable.

En juillet 2015, le recourant, qui était alors dans sa 18e année, s'en était pris à sa petite amie, la rouant de coups puis l'étranglant. Il l'avait finalement lâchée en disant: 'C'est bon, j'te laisse en vie mais j'espère que tu vas crever un jour!' Un mois plus tard, il avait commis une nouvelle agression sur un tiers.

Durant l'instruction, l'expert psychiatre avait diagnostiqué un trouble grave de la personnalité dyssociale. En octobre 2017, la Cour suprême du canton de Berne l'a condamné sur appel à 7 ans et 5 mois d'emprisonnement pour mise en danger de la vie d'autrui, extorsion, brigandage qualifié et lésions corporelles graves, notamment. Elle a ordonné aussi son placement dans un établissement pour jeunes adultes.

Dans un arrêt publié mercredi, le Tribunal fédéral rejette le recours formé par le jeune homme contre le chef d'accusation de mise en danger de la vie d'autrui. Il reconnaît que le fait de serrer le cou d'une personne au point de gêner sa respiration ne suffit pas forcément pour admettre un danger de mort.

Mais l'accusé ne s'est pas contenté de cela: il a serré au point de provoquer des difficultés respiratoires, un léger étourdissement et des palpitations cardiaques. Des troubles d'autant plus sérieux que la victime a le coeur fragile, comme l'a relevé l'instance inférieure. (arrêt 6B_1321/2017 du 26 avril 2018)

/ATS
 

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