Manque de maîtres de français et d'éducateurs de la petite enfance

La pénurie de profs marque le pas en Suisse alémanique. La plupart des écoles ont reçu suffisamment ...
Manque de maîtres de français et d'éducateurs de la petite enfance

Manque de maîtres de français et d'éducateurs de la petite enfance

Photo: Keystone

La pénurie de profs marque le pas en Suisse alémanique. La plupart des écoles ont reçu suffisamment d'offres de candidats pour la nouvelle année scolaire. La situation reste toutefois précaire pour la petite enfance et les langues étrangères.

C'est ce que montre une étude de l'association des directeurs d'établissements scolaires de Suisse (VSLCH), publiée dimanche et menée auprès de 825 membres en Suisse alémanique.

Les écoles primaires ont eu encore plus de peine que l'année dernière à trouver du personnel pour les langues, alors que le problème des maîtresses pour les classes enfantines est qualifié de critique par plus d'un tiers des membres interrogés.

Le manque d'enseignants résulte de circonstances propres à certains cantons, relève l'association. En Suisse centrale, les discussions sur la suppression du français dans le cursus scolaire ont poussé toujours plus d'étudiants à renoncer à choisir la langue de Molière comme branche d'enseignement.

Pour les petites classes, c'est plutôt le salaire qui expliquerait le manque de personnel. Dans certains cantons, les maîtres de la petite enfance gagnent moins que le reste du personnel enseignant bien qu'ils suivent une formation équivalente.

Solutions boîteuses

En dépit de la situation encore tendue, l'association des directeurs d'écoles a bon espoir que la plupart des postes puissent être occupés pour la prochaine année scolaire. Mais des compromis insatisfaisants seront nécessaires.

Des maîtres seront par exemple affectés à des tâches en matière de pédagogie spécialisée pour lesquelles ils sont insuffisamment voire pas du tout formés. Les directeurs ne pourront pas non plus se passer des enseignants étrangers, originaires par exemple d'Allemagne.

L'association demande plus de formation et des correctifs dans la politique éducative. Elle juge par exemple anormal que des profs bernois déménagent dans le canton voisin de Soleure pour y toucher de meilleurs salaires.

Assurer la relève

Mais globalement, il n'y a pas de problème aigu au niveau des postes à repourvoir, selon la VSLCH. Pour le primaire, 85% des écoles ont reçu suffisamment de candidatures, alors qu'au niveau secondaire, 72% des écoles sont pourvues en suffisance. Seulement 15% des écoles n'avaient pas encore en mai assez de maîtres pour occuper tous leurs postes pour la rentrée d'août.

Ces chiffres sont en légère amélioration par rapport à l'an dernier. Mais l'association met en garde pour les années à venir: bon nombre de profs partiront à la retraite alors que le nombre d'élèves devrait fortement augmenter dans certaines régions.

/ATS


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